lundi 20 décembre 2010

Un Breton détenu à Cuba depuis 625 jours

Interpellé à La Havane, un Lorientais Jean-Louis Autret est en détention provisoire à Cuba depuis près de deux ans.

Son voilier a servi à convoyer de la cocaïne


Au début des années 1990, Jean-Louis Autret, ancien directeur d’agences de voyages à Lorient, puis responsable d’une imprimerie à Brest, décide de refaire sa vie à Cuba. Malgré l’embargo américain, il se lance dans des activités de négoce et d’import.

En 2004, pour ses loisirs, il achète un voilier d’occasion, l’utilise peu, et le revend à deux autres Français.

Un an plus tard, il apprend que le Marina Hemingway a servi à convoyer de la drogue (pas moins de 2,8 tonnes de cocaïne) et qu’il a été arraisonné au large du Cap Vert.

Interpellé quatre ans plus tard par les autorités cubaines

Ce n’est que quatre ans plus tard que la justice s’intéresse à lui. Jean-Louis Autret est interpellé à La Havane et interrogé, avant d’être placé en détention provisoire, à la prison des étrangers de La Condesa, à 70 km de la capitale cubaine.

Aujourd’hui, Jean-Louis Autret n’est plus soupçonné d’avoir pris part au trafic de drogue. Un juge d’instruction français a rendu son ordonnance de renvoi, dans laquelle il ne retient aucune charge contre le Lorientais d’origine.

Mais la justice cubaine le soupçonnerait toujours de blanchiment d’argent sale, dans le cadre de son de « gestionnaire de fonds d’investissements dans les Caraïbes ».

Le prévenu français est défendu par Me Roland Dumas, qui l’a rencontré cet été à Cuba : « Après 625 jours de détention, il est moralement très atteint. »

Plus d'informations dans le journal Ouest-France

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  • vendredi 17 décembre 2010

    La chaise de Guillermo Fariñas pour le prix Sakharov est restée vide, comme celle de Liu Xiaobo pour le Nobel

    La chaise de Guillermo Fariñas pour le prix Sakharov est restée vide aussi.
    (RSF/IFEX) - Le 14 décembre 2010 - Cinq jours après la cérémonie du prix Nobel de la paix à Oslo en l'absence de son lauréat Liu Xiaobo, la remise du prix Sakharov du Parlement européen aura lieu sans récipiendaire à Strasbourg. Guillermo "El Coco" Fariñas Hernández, journaliste cubain dissident et prix Cyberliberté de Reporters sans frontières en 2006, n'a pas obtenu l'autorisation de sortir du pays. En 2005, déjà, les Dames en blanc - mères, sœurs et filles de prisonniers politiques de l'île - n'avaient pu recevoir le prix Sakharov dont elles étaient récompensées cette année-là avec Reporters sans frontières et l'avocate nigériane Hauwa Ibrahim. Cette situation souligne une nouvelle fois la faiblesse des concessions du régime castriste envers ses opposants.

    "L'invitation officielle du Parlement européen à la remise du prix Sakharov devait m'être envoyée dans un délai d'à peine une semaine par les autorités consulaires de Cuba en France. Or, depuis un mois je n'ai toujours rien reçu. Le document doit être perdu à l'heure qu'il est", vient de nous confier Guillermo Fariñas, qui se remet lentement de "graves séquelles musculaires provoquées par de multiples grèves de la faim". Le fondateur, à Santa Clara, de la petite agence indépendante Cubanacán Press n'en tire cependant aucune amertume. Le plus important pour lui, nous dit-il, est d'avoir échappé à une sortie définitive.

    "Les autorités m'auraient sans doute laissé partir, mais sans possibilité de retour et il n'en était pas question. Je suis cubain et je reste avec le peuple cubain. Pour moi, la seule solution acceptable était une sortie provisoire."

    "Sortie définitive" figure en toutes lettres sur les passeports des dix-huit journalistes arrêtés en mars 2003 - dont notre ancien correspondant Ricardo González Alfonso -, et forcés à l'exil en échange de leur sortie de prison, depuis juillet dernier. La plupart d'entre eux résident maintenant en Espagne.

    Désormais, trois journalistes du "Printemps noir" restent incarcérés en raison de leur refus de quitter Cuba : Pedro Argüelles Morán, Héctor Maseda Gutiérrez et Iván Hernández Carrillo.Pour eux, Reporters sans frontières réclame le droit inconditionnel de vivre librement dans ce pays qui est le leur.

    C'est également le message de Guillermo Fariñas à la réception de son prix. "Un message de réconciliation. Sans rancœur ni haine. Aimons nos ennemis. Il n'y a pas de guerre civile à Cuba mais une révolte pacifique et la promesse d'un changement en profondeur de la société. Je suis une infime partie de cette révolte-là et je reçois le prix Sakharov au nom de tout le peuple cubain. Ce prix m'encourage à poursuivre ce mouvement collectif vers le meilleur des prix : la démocratie totale à Cuba, les droits de l'homme pour tous, même pour ceux qui sont aujourd'hui nos oppresseurs."

    Nous faisons nôtres les propos de Guillermo Fariñas. La société cubaine devra un jour se réconcilier avec elle-même, dans toutes ses composantes. L'effort diplomatique, notamment européen et latino-américain, en faveur du respect des libertés et droits fondamentaux dans l'île, doit continuer.

    C'est pourquoi Reporters sans frontières soutient la position commune de l'Union européenne qui subordonne la normalisation des relations avec Cuba à la reconnaissance effective par le gouvernement de La Havane de ces droits et libertés. Ce même gouvernement a pourtant signé en 2008, - sans les ratifier - les deux pactes de l'ONU sur les droits civils et politiques. L'organisation appelle, en même temps et une nouvelle fois, à la levée de l'embargo imposé à l'île par les Etats-Unis depuis 1962, qui pénalise la population cubaine tout en donnant argument au régime pour ne rien changer. La page de la répression doit se tourner. Et les Cubains décider de leur avenir.

    Source: IFEX

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  • mardi 14 décembre 2010

    L`Autre Cuba


    Le réalisateur Christian Bouchard, marié à une Cubaine depuis plus de 10 ans, ouvre une porte privilégiée sur la réalité de l'autre Cuba. Une réalité qui certes a ses difficultés économiques et politiques mais de laquelle il y a plusieurs leçons a tirer.

    Documentaire intéressant qui présente l`histoire de Cuba passée mais aussi actuelle. Cuba , le vrai Cuba à l`extérieur des centre hôteliers où tout est inclus dans le prix du voyage...

    L'AUTRE CUBA - bande annonce



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  • jeudi 9 décembre 2010

    Des geôles de Castro à l’exil madrilène

    Lester Gonzalez Penton et Misladys en Espagne
    Le couple niche dans un deux-pièces au centre de Mostoles, en banlieue Sud de Madrid. Lester Gonzalez Penton, 33 ans, et sa compagne, Misladys, 26 ans, sont arrivés à Madrid le 13 juillet. Autrefois boulanger à Santa Clara, au centre de Cuba, Lester a goûté dès 1999 au journalisme clandestin, engagé par Radio Marti et le site Cubanet. Jusqu’à la rafle du 18 mars 2003, baptisée "le Printemps noir de Cuba", date fatidique pour 75 dissidents jetés en prison.

    Comme les autres, Lester a passé sept ans et quatre mois dans les geôles du castrisme. Il parle avec douleur de sa détention : cellule sale, rats et cafards, excréments envahissants par temps de pluie, criminels mués en gardiens, visites trop espacées, maladies et kilos perdus. Il a du mal à évoquer sa première femme, qui l’a quittée très vite, le privant aussi de sa fille de 1 an. Il raconte en revanche le coup de fil reçu le 8 juillet dernier en prison : le cardinal Jaime Ortega, archevêque de La Havane, lui demandait au nom du gouvernement s’il acceptait l’exil en Espagne. Comme les autres, Lester aurait voulu vivre libre à Cuba. Sur le passeport de Misladys, sa compagne rencontrée à l’hôpital peu avant le départ, il montre le tampon absurde : "Permis de sortie définitive." Ils ont laissé leurs filles sur l’île. Celle de Lester, restée avec sa mère, a 8 ans ; celle de Misladys, élevée par sa grand-mère, 5 ans. De quoi aiguiser la souffrance de l’exil, vécu comme un bannissement. "Je ne peux pas m’adapter à l’Espagne, confie Lester. Je pense aux amis en prison, à ma famille restée là-bas, à mon pays."

    Depuis juillet 2010, les dissidents cubains graduellement libérés arrivent en Espagne. "Ils sont 54, accompagnés de proches, soit 372 personnes au total", précise Jose Javier Sanchez Espinosa, sous-directeur à la Croix-Rouge, chargée de leur accueil. À Vallecas, un quartier semé de terrains vagues, l’hôtel Welcome abrite les Cubains fraîchement débarqués. Des hommes déboussolés puisque les autorités cubaines les ont conduits directement de la prison à l’aéroport, sans même passer par la case maison.

    "J’aurais aimé rester une semaine dans mon quartier, pour revoir les lieux et les amis", admet Mijail Barzaga Lugo, 43 ans, chauffeur de bus recruté lui aussi par Cubanet. Un "contre-révolutionnaire" condamné en avril 2003 à 15 ans de prison, pour "atteinte à l’intégrité territoriale de l’État" ! Mijail, arrivé en juillet avec dix membres de sa famille, a hâte d’emménager dans l’appartement que la Croix-Rouge a fini par leur dégoter. Il en a assez de l’hôtel Welcome, bruyant avec ses demandeurs d’asile africains et maghrébins, son manque d’intimité et sa nourriture médiocre. À son côté, sa sœur Belkis, 46 ans, opposante détenue un an pour avoir réclamé la libération de prisonniers politiques, se morfond aussi. Son but ? "Continuer de lutter pour faire tomber ce régime." À La Havane, ne faisait-elle pas partie de ces Dames en blanc qui, chaque dimanche, manifestaient sur la Quinta Avenida, dans l’église Santa Rita, un glaïeul à la main ? "Ce prix Sakharov donné aux Dames en blanc en 2005, comme celui attribué à Guillermo Fariñas en 2010, nous aident précieusement. Il est bon que Cuba soit désignée comme une dictature", estime-t-elle.

    Dans l’Espagne frappée par la crise économique, où le taux de chômage atteint 20 %, les Cubains en attente d’un statut de réfugié voient leur avenir en gris. Même si le gouvernement de José Luis Zapatero leur délivre une aide d’environ 500 €, ils ne sont pas sûrs de travailler un jour. "J’attends en vain l’homologation des diplômes universitaires promise par le pouvoir", s’inquiète Alfredo Manuel Pulido Lopez, stomatologue réputé, fondateur d’une agence de presse à Camagüey. Installé en Andalousie, à Jerez de la Frontera, Alfredo n’a pu rester à Madrid faute d’hébergement suffisant. Un problème qui a donné lieu à une bronca des Cubains, critiqués en retour pour leur ingratitude.

    "Le pays, pourtant disposé à les intégrer, a mal vécu ces critiques", reconnaît Julia Fernandez, la directrice d’ACCEM, autre ONG chargée de leur accueil. Il n’empêche : chacun s’interroge sur les raisons qui ont poussé l’Espagne à accueillir les dissidents. "Selon la rhétorique officielle, il s’agit d’accompagner un processus de changement sur l’île. Les raisons sont d’abord culturelles et idéologiques", analyse Orlando Fondevila, 68 ans, un Cubain exilé à Madrid depuis 1997, employé de la Fondation hispano-cubaine, qui organise chaque jeudi des rencontres entre Cubains, et publie leurs livres, tel l’Art de la torture, de Normando Hernandez Gonzalez, un exilé amaigri et déprimé décidé à rejoindre sa famille à Miami. "Libérer les prisonniers du Printemps noir ne veut pas dire changer les lois. À Cuba, il n’y a toujours ni liberté d’expression, ni respect des droits de l’homme", estime une salariée espagnole de la Fondation, Christina Alvarez Barthe. Selon elle et Orlando, l’Union européenne n’a aucune raison de lever la "position commune", en vigueur depuis 1996, qui lie le développement de liens économiques au respect de la démocratie. Si l’UE s’y résignait, l’Espagne serait alors la première à en bénéficier.

    Elena Larrinaga, 55 ans, n’imagine pas non plus l’Europe lever la position commune
    . Le 15 décembre, la présidente de la Fédération des associations de Cubains ira à Strasbourg pour la remise du prix Sakharov à Guillermo Fariñas, absent car interdit de visa. Dans son appartement luxueux du Madrid chic, elle a reçu fin novembre une quinzaine d’exilés cubains autour du cardinal Jaime Ortega de passage à Madrid. L’occasion pour eux de réclamer une amnistie politique, et la liberté de mouvement pour leurs proches.

    "Quelles clairvoyance et noblesse chez ces hommes ! Les forcer à l’exil, ce n’est ni éthique ni logique", juge celle qui rêve, comme ici après la mort de Franco, d’une transition pacifique à Cuba. Un pays soumis à des réformes homéopathiques depuis que Raul Castro a succédé il y a quatre ans à son demi-frère, Fidel, et où 1 million d’emplois publics seront bientôt supprimés. Un pays dans lequel tous les exilés ambitionnent de retourner après l’avènement souhaité de la démocratie. Comme Alejandro Gonzalez Raga, peintre et journaliste, libéré en 2008 après cinq années de captivité à Cuba. À l’instar de nombreux dis­sidents, il est membre du Mouvement chrétien de libération, fondé par Oswaldo Paya, lui aussi Prix Sakharov en 2002. Dans son appartement loué par la communauté de Madrid, partagé avec sa femme et ses trois enfants, désormais espagnols d’adoption, Raga espère même, de loin, contribuer à la chute des Castro. Ne vient-il pas, dans cette optique, de créer l’Observatoire cubain des droits de l’homme ?

    À Madrid, les Cubains libérés arrivent encore au compte-gouttes. Ils trouvent place à l’hôtel Welcome, accueillis par les plus anciens, comme le poète Raul Rivero et sa femme, Blanca Reyes. Parmi eux, Arturo Suarez Ramos, 46 ans, demeuré 23 ans en prison. Accusé de complicité de tentative de détournement d’avion, le jeune homme avait été condamné à mort, avant de voir sa peine commuée en détention à perpétuité. Les négociations entre l’Église et le régime lui ont ouvert la porte de la prison fin octobre.

    Converti à la foi catholique et aux droits de l’homme derrière les barreaux, Arturo, rebelle mais non violent, n’a eu de cesse d’écrire des rapports sous le manteau pour dénoncer les violations des libertés. Un engagement qui lui a valu la sévérité du régime. Le voici libre mais vulnérable, la larme facile, avec sa femme rencontrée il y a trois ans au parloir, et son bébé de 9 mois, le "cadeau de sa vie. D’ici, nous pouvons seulement appuyer ceux qui luttent à l’intérieur du pays, mais notre pouvoir est dérisoire", regrette cet homme au visage émacié, chrétien qui refuse de succomber à la haine, arme de ses "bourreaux".

    Comme lui, Adrian Alvarez Arencibia, 44 ans, affiche une vitalité et une foi incroyables après 26 ans de détention. Ce sportif condamné pour espionnage militaire, forte tête, jamais prêt à renier son combat pour la liberté, vient d’atterrir en Espagne avec neuf membres de sa famille. Assis près de lui sur son lit d’hôtel, près de leurs maigres bagages, son papa septuagénaire, revenu du communisme, dit son espoir teinté de lassitude. "Je désespérais que mon fils sorte de prison. En Espagne ou un jour aux États-Unis, près de ma fille, nous vivrons libres et sans mauvais traitement. C’est déjà beaucoup."

    Corine Chabaud

    Source: La Vie

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  • jeudi 2 décembre 2010

    Paris et Cuba reprennent formellement leur coopération après 7 ans de gel

    L'ambassadeur de France à Cuba, Jean Mendelson (g), et Dagoberto Rodriguez
    La France et Cuba ont repris formellement mardi leur coopération inter-gouvernementale bilatérale qui était suspendue depuis 2003 à la suite d'une vague de répression contre 75 dissidents cubains ayant été pour la plupart libérés.

    La France et Cuba ont repris formellement mardi leur coopération inter-gouvernementale bilatérale qui était suspendue depuis 2003 à la suite d'une vague de répression contre 75 dissidents cubains ayant été pour la plupart libérés.

    Un vice-ministre cubain des Relations extérieures, Dagoberto Rodriguez, et l'ambassadeur de France à Cuba, Jean Mendelson, ont signé une "déclaration sur la reprise de la coopération" qui "marque un pas en avant dans les relations entre la France et Cuba, et exprime la volonté de renforcer leurs liens historiques", selon le texte lu par la partie cubaine au ministère cubain.

    Les deux pays s'engagent à "promouvoir les échanges dans les domaines jugés prioritaires et mutuellement avantageux", tels l'agriculture, la santé, l'environnement, la recherche scientifique, l'enseignement du français et les domaines culturel et artistique.

    Cette reprise s'effectuant dans le "respect des principes consacrés dans le droit international et la Charte des Nations unies", selon le texte diffusé par la France, intervient alors que Cuba a entamé en juillet dernier, sous la médiation de l'Eglise catholique cubaine, la libération progressive des 52 opposants restant sous les verrous de la répression de mars 2003. Onze d'entre eux sont toujours incarcérés mais devraient être relâchés, selon l'Eglise.

    L'Union européenne et Cuba avaient relancé leur coopération en octobre 2008 peu après la levée de sanctions européennes très symboliques - prises contre l'île communiste en 2003 - afin d'encourager le président Raul Castro, qui a formellement succédé en février 2008 à son frère Fidel, à faire des progrès en matière de respect de droits et libertés.

    Oscar Elías Biscet est parmi les onze opposants toujours incarcérés
    Bruxelles doit décider en décembre prochain s'il assouplit ou non sa politique de fermeté à l'égard de Cuba à la lumière des libérations de prisonniers politiques. Cuba devrait encore compter une centaine de détenus politiques à l'issue de ce processus, selon la dissidence.

    Cuba, seul pays du continent dirigé par un parti unique, avait signé en février deux conventions de l'ONU sur les droits politiques et civiques, premier engagement international de Raul Castro. Mais ces textes prévoyant notamment la liberté d'expression et d'association n'ont jamais été mis en application selon les opposants qui sont considérés à La Havane comme des "mercenaires" à la solde des Etats-Unis.

    A la demande du président français Nicolas Sarkozy, l'ancien ministre socialiste Jack Lang avait fait en février 2009 une mission à Cuba "afin d'explorer les voies d'une normalisation et d'un approfondissement des relations entre Cuba et la France".

    Source: Tribune de Genève

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  • mardi 30 novembre 2010

    Cuba va libérer 11 dissidents, selon l'archevêque de La Havane


    Cuba va libérer 11 nouveaux prisonniers politiques, et remplir du même coup sa promesse de relâcher 52 dissidents arrêtés en 2003, a annoncé lundi à Madrid l'archevêque de La Havane Jaime Ortega.

    Le cardinal a précisé que les 11 seront autorisés à rester à Cuba, mais qu'au moins l'un d'eux pourrait gagner les Etats-Unis. Mgr. Ortega, qui n'a pas dit quand la libération interviendrait, s'est exprimé après une rencontre avec 15 anciens prisonniers cubains qui résident désormais en Espagne.

    L'un de ces ex-détenus, Juan Carlos Herrera, a déclaré que l'archevêque de La Havane leur avait dit que les 11 seraient libérés le 25 décembre, mais l'information n'a pas pu être confirmée.

    En juillet, le gouvernement cubain s'est engagé à libérer 52 dissidents arrêtés en 2003. Les libérations devaient intervenir d'ici le 8 novembre, mais la date-butoir a été dépassée.

    Les 52 faisaient partie du "groupe des 75", dissidents arrêtés en mars 2003 lors de la dernière grande vague de répression contre l'opposition au régime castriste, et condamnés à de longues peines de prison. La plupart des 41 dissidents déjà libérés ont gagné l'Espagne.

    L'accord de libération avait été négocié par l'Eglise catholique avec l'aide de l'Espagne. AP

    Source: Nouvel Observateur

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  • samedi 27 novembre 2010

    Les vacances virent au cauchemar

    Ce qui devait être un voyage de rêve, pour son premier séjour dans un tout-inclus avec toute sa famille, à Cuba, s’est avéré un véritable cauchemar pour une femme de Terrebonne, qui entend bien ne pas en rester là avec le grossiste Sunwing et son agence de voyages.

    Johanne Roy et son conjoint ont amené leur fille, le conjoint de celle-ci et leurs trois enfants à Cuba après avoir acheté des forfaits pour l’hôtel Barcelo Marina Palace, dans une agence de voyages de Terrebonne, au coût de 5 353 $.

    Mais on les a plutôt installés à l’hôtel voisin, le Cayo Libertad, supposément de meilleure qualité, parce que l’hôtel était en rénovations. Mais le séjour s’est avéré un calvaire et les vacanciers sont allés de déception en déception dans cet hôtel lui aussi pratiquement fermé.

    La plupart des piscines étaient fermées, les activités et les animations étaient annulées, plusieurs restaurants étaient fermés. Les bars de la plage et de la piscine étaient fermés, celui de l’hôtel n’était pas toujours ouvert. Les discothèques étaient fermées.

    Le même menu chaque jour

    Le seul restaurant ouvert était un buffet servant exactement le même menu chaque jour.

    « En plus, les oiseaux venaient manger dans le buffet et faire leurs excréments un peu partout », déplore Mme Roy.

    À quelques reprises, ils ont pu manger dans l’un des restaurants à la carte, mais en suppliant presque le rare personnel.

    À la plage, impossible d’avoir des masques pour la plongée : ils étaient cassés. Les pédalos étaient non fonctionnels. Les employés se faisaient rares. « On a passé la semaine à se battre pour pouvoir manger, déplore Mme Roy. On était les seuls zoufs qui étaient là. »

    Sur place, ils y ont rencontré d’autres gens, de Terrebonne eux aussi, qui avaient acheté leur forfait à la même agence de voyages. Danielle Fortier était de ceux-là :

    « Nous étions limités dans le choix et la quantité de nourriture qu’on mangeait, dans la boisson et même dans les bouteilles d’eau », dit-elle.

    Réclamation contre Sunwing

    Selon elle, s’ils souhaitaient changer d’hôtel, il leur aurait fallu débourser 500 $ et assumer les frais de déplacement. Pour une question de principe, c’était hors de question.

    À leur retour, les voyageurs ont décidé de se faire rembourser pour ce tout-inclus où les inclusions se faisaient rares. Ils ont adressé des réclamations à Sunwing.

    « Ils nous ont fait une offre : un crédit-voyage de 75 $ par personne !», dénonce Mme Roy, insultée.

    Les voyageurs ont mandaté une avocate pour entreprendre des procédures contre Sunwing.

    √ D’autres voyageurs, de Saint-Eustache, se sont retrouvés dans la même situation, ayant acheté leur forfait auprès d’un autre grossiste, Vara Playa Tours. Ils ont obtenu un remboursement complet.

    Source: Journal de Montréal

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  • jeudi 25 novembre 2010

    Technip pourrait participer à un important projet à Cuba


    Le groupe de services pétroliers Technip pourrait participer à un important projet à Cuba, par l'intermédiaire de sa filiale italienne.

    D'après une source proche du dossier citée par Reuters, la filiale italienne du groupe de services pétroliers français Technip devrait participer au projet de développement de la raffinerie cubaine de Cienfuegos.

    Ce contrat représente un montant de 6 milliards de dollars, soit 4,4 milliards d'euros, et a été remporté par une filiale de China National Petroleum Corp (CNPC), précise la source. La filiale de Technip devrait se charger de la conception et l'ingénierie du projet, et participer à la phase de construction.

    Ce projet pourrait débuter au cours du premier trimestre 2011, et être achevé pour la fin de l'année 2013. 'C'est l'un des investissements les plus importants dans l'histoire de Cuba. (Le montant) est au minimum de 4,5 milliards de dollars simplement pour la raffinerie et d'1,5 milliard de plus pour le terminal de Gaz naturel liquéfié (GNL)', a souligné auprès de l'agence de presse un responsable du projet.

    La semaine dernière, Technip avait indiqué avoir remporté, auprès de Petroleos de Venezuela, un contrat d'ingénierie, de fourniture des équipements, et de supervision de la construction (EPCM) pour le développement des champs gaziers Mariscal Sucre Dragon/Patao, au large de la côte nord-est du Venezuela.

    Source: Easy Bourse

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  • lundi 15 novembre 2010

    Cuba: libération du premier des prisonniers politiques refusant l'exil

    Le dissident cubain Arnaldo Ramos a critiqué dimanche le gouvernement communiste et promis de poursuivre ses activités politiques, au lendemain de sa libération, la première au sein d'un groupe de prisonniers politiques qui refusent de partir en exil.

    Le dissident cubain Arnaldo Ramos (G) chez lui, après sa libération de prison, le 13 novembre 2010 à La Havane avec sa femme Lidia Lima
    "Je vais poursuivre les mêmes activités que je menais avant d'être emprisonné, qui ne sont pas criminelles mais d'opposition", a déclaré M. Ramos, économiste de 68 ans, venu assister dimanche à une messe à La Havane, en compagnie des Dames en Blanc, groupe d'épouses de détenus d'opinion.

    "On a commencé à relâcher le noeud et nous espérons que les douze (prisonniers politiques encore détenus) seront libérés au cours des prochains jours", a déclaré à l'AFP Laura Pollan, leader des Dames en Blanc.

    "Même si c'est un peu tardif, c'est un pas positif", qui "laisse espérer que les autres vont être rapidement libérés", a abondé l'économiste Oscar Espinosa, incarcéré en 2003 avec M. Ramos et libéré un an plus tard pour raisons de santé.

    M. Ramos, qui assure avoir été libéré sans condition, était le doyen des 75 dissidents condamnés en 2003 à des peines allant de six ans à 28 ans de prison. Il avait lui-même été condamné à 18 ans d'incarcération.

    A l'issue de négociations historiques avec le pouvoir, l'Eglise catholique avait annoncé le 7 juillet la libération dans un délai maximum de quatre mois des 52 derniers prisonniers politiques encore incarcérés à la suite de cette vague de répression.

    A la fin de ce délai, le 7 novembre, 39 d'entre eux avaient été libérés et envoyés en Espagne avec leur famille.

    Les 13 restants refusaient l'exil ou une libération qui soit conditionnelle.

    L'un d'entre eux, Luis Ferrer, a cependant finalement accepté d'émigrer et sera libéré prochainement, selon l'opposition.

    "Ferrer est en train de voyager à La Havane pour ensuite partir en Espagne", a déclaré à l'AFP Elizardo Sanchez, qui dirige la Commission cubaine des droits de l'homme, organisation illégale mais tolérée.

    Quelques heures après sa libération, M. Ramos a critiqué les réformes annoncées par le gouvernement communiste, qui prévoit de supprimer 500.000 emplois publics d'ici mars et d'ouvrir un peu le petit secteur privé pour relancer une économie exsangue en réduisant les dépenses et en augmentant la productivité.

    "Je ne crois pas que l'on fasse quoi que ce soit qui puisse changer la situation. On va passer de la stagnation au chaos s'il n'y a pas au moins une véritable ouverture économique, même si elle devrait aussi être politique", a déclaré M. Ramos, fondateur de l'Institut cubain d'économistes indépendants.

    Cet organisme illégal est dirigé par la dissidente Martha Beatriz Roque, seule femme à avoir été condamnée en 2003, et libérée en 2004 pour raisons de santé.

    Après l'expiration du délai de quatre mois annoncé pour les libérations, les Dames en blanc ont rencontré le cardinal Jaime Ortega, archevêque de La Havane, le nonce apostolique et des diplomates de l'ambassade d'Espagne et de celle de Belgique, pays qui exerce actuellement la présidence tournante de l'Union européenne.

    "Ils nous ont dit d'être patientes, ils nous ont assuré que tous ceux du groupe des 75 allaient être libérés", a déclaré la leader des Dames en blanc, Prix Sakharov 2005 du Parlement européen pour la liberté de pensée.

    Les opposants sont considérés à Cuba comme des mercenaires à la solde des Etats-Unis qui imposent depuis 48 ans un embargo à l'île.

    L'île devrait encore compter une centaine de prisonniers politiques au terme de la libération promise des "52", selon la dissidence.

    Source: AuFait

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  • mercredi 10 novembre 2010

    Cuba: les "Dames en blanc" espèrent toujours la libération des 13 détenus


    Les "Dames en blanc", ces épouses de détenus politiques, disaient toujours espérer dimanche que le gouvernement de Raul Castro respecte sa promesse et libère les 13 derniers opposants d'un groupe de 52 à l'expiration du délai de quatre mois annoncé par l'Eglise catholique.

    L'Eglise catholique avait annoncé le 7 juillet la libération des 52 prisonniers politiques victimes de la vague de répression de mars 2003 dans un délai maximum de quatre mois. 39 d'entre eux ont été libérés et envoyés en exil vers l'Espagne avec leur famille, mais les 13 qui restent refusent tous l'exil à l'étranger ou une libération qui soit conditionnelle.

    "Nous sommes des femmes de foi et d'espérance. Nous avons demandé que (Dieu) attendrisse le coeur de nos dirigeants pour qu'ils respectent leur promesse" sinon ils "tromperaient" l'Eglise, Madrid, l'Union européenne et la communauté internationale, a déclaré Laura Pollan, leader des "Dames en blanc", à la sortie de la messe dans le quartier havanais de Miramar.

    "Ce serait montrer qu'on ne peut croire en eux, mais nous attendons de voir ce qui va se passer", a-t-elle poursuivi.

    "L'Eglise nous dit de garder espoir, qu'elle croit, comme l'ambassade d'Espagne, qu'ils seront libérés, mais personne ne sait rien, ce gouvernement est très hermétique", a-t-elle dit.

    Outre la libération de 39 opposants considérés comme des prisonniers de conscience par l'ONG Amnesty International, le gouvernement cubain a autorisé le départ en exil vers l'Espagne de 14 détenus pour la plupart condamnés pour avoir tenté de fuir illégalement l'île communiste, parfois de façon violente.

    Le secrétaire général de la Conférence épiscopale, le père José Félix Pérez, a souligné que les libérations de ces 14 détenus ne pouvaient se substituer à celles promises des "52".

    "Nous avons confiance que se prendront les meilleures décisions pour soulager les proches des prisonniers. Je connais le délai mais j'ai confiance que tout ira pour le mieux pour tous", a déclaré à l'AFP le prêtre, par ailleurs chargé de la paroisse Sainte-Rita où des Dames en blanc vont assister à la messe tous les dimanches.

    Une leader des Dames en blanc, Berta Soler, dont le mari fait partie des 13, a souligné à l'AFP que "tous les 13 voulaient rester à Cuba". Un d'entre eux avait un temps déclaré, selon elle, qu'il accepterait de s'exiler directement aux Etast-Unis mais "a finalement décidé de ne pas émigrer pour le moment".

    Les opposants sont considérés à Cuba comme des mercenaires à la solde des Etats-Unis qui imposent depuis 48 ans un embargo à l'île.

    Suivant de près ce processus de libération, l'UE s'est donné jusqu'à décembre pour décider un assouplissement de sa politique de fermeté à l'égard de Cuba.

    La décision de libérer des prisonniers avait été prise en juillet alors que l'opposant Guillermo Farinas observait depuis plus de trois mois un jeûne de protestation après la mort controversée en février d'un détenu politique en grève de la faim.

    L'île devrait encore compter une centaine de prisonniers politiques au terme de la libération promise des "52", selon la dissidence.

    Source: La Croix


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