mardi 30 novembre 2010

Cuba va libérer 11 dissidents, selon l'archevêque de La Havane


Cuba va libérer 11 nouveaux prisonniers politiques, et remplir du même coup sa promesse de relâcher 52 dissidents arrêtés en 2003, a annoncé lundi à Madrid l'archevêque de La Havane Jaime Ortega.

Le cardinal a précisé que les 11 seront autorisés à rester à Cuba, mais qu'au moins l'un d'eux pourrait gagner les Etats-Unis. Mgr. Ortega, qui n'a pas dit quand la libération interviendrait, s'est exprimé après une rencontre avec 15 anciens prisonniers cubains qui résident désormais en Espagne.

L'un de ces ex-détenus, Juan Carlos Herrera, a déclaré que l'archevêque de La Havane leur avait dit que les 11 seraient libérés le 25 décembre, mais l'information n'a pas pu être confirmée.

En juillet, le gouvernement cubain s'est engagé à libérer 52 dissidents arrêtés en 2003. Les libérations devaient intervenir d'ici le 8 novembre, mais la date-butoir a été dépassée.

Les 52 faisaient partie du "groupe des 75", dissidents arrêtés en mars 2003 lors de la dernière grande vague de répression contre l'opposition au régime castriste, et condamnés à de longues peines de prison. La plupart des 41 dissidents déjà libérés ont gagné l'Espagne.

L'accord de libération avait été négocié par l'Eglise catholique avec l'aide de l'Espagne. AP

Source: Nouvel Observateur

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  • samedi 27 novembre 2010

    Les vacances virent au cauchemar

    Ce qui devait être un voyage de rêve, pour son premier séjour dans un tout-inclus avec toute sa famille, à Cuba, s’est avéré un véritable cauchemar pour une femme de Terrebonne, qui entend bien ne pas en rester là avec le grossiste Sunwing et son agence de voyages.

    Johanne Roy et son conjoint ont amené leur fille, le conjoint de celle-ci et leurs trois enfants à Cuba après avoir acheté des forfaits pour l’hôtel Barcelo Marina Palace, dans une agence de voyages de Terrebonne, au coût de 5 353 $.

    Mais on les a plutôt installés à l’hôtel voisin, le Cayo Libertad, supposément de meilleure qualité, parce que l’hôtel était en rénovations. Mais le séjour s’est avéré un calvaire et les vacanciers sont allés de déception en déception dans cet hôtel lui aussi pratiquement fermé.

    La plupart des piscines étaient fermées, les activités et les animations étaient annulées, plusieurs restaurants étaient fermés. Les bars de la plage et de la piscine étaient fermés, celui de l’hôtel n’était pas toujours ouvert. Les discothèques étaient fermées.

    Le même menu chaque jour

    Le seul restaurant ouvert était un buffet servant exactement le même menu chaque jour.

    « En plus, les oiseaux venaient manger dans le buffet et faire leurs excréments un peu partout », déplore Mme Roy.

    À quelques reprises, ils ont pu manger dans l’un des restaurants à la carte, mais en suppliant presque le rare personnel.

    À la plage, impossible d’avoir des masques pour la plongée : ils étaient cassés. Les pédalos étaient non fonctionnels. Les employés se faisaient rares. « On a passé la semaine à se battre pour pouvoir manger, déplore Mme Roy. On était les seuls zoufs qui étaient là. »

    Sur place, ils y ont rencontré d’autres gens, de Terrebonne eux aussi, qui avaient acheté leur forfait à la même agence de voyages. Danielle Fortier était de ceux-là :

    « Nous étions limités dans le choix et la quantité de nourriture qu’on mangeait, dans la boisson et même dans les bouteilles d’eau », dit-elle.

    Réclamation contre Sunwing

    Selon elle, s’ils souhaitaient changer d’hôtel, il leur aurait fallu débourser 500 $ et assumer les frais de déplacement. Pour une question de principe, c’était hors de question.

    À leur retour, les voyageurs ont décidé de se faire rembourser pour ce tout-inclus où les inclusions se faisaient rares. Ils ont adressé des réclamations à Sunwing.

    « Ils nous ont fait une offre : un crédit-voyage de 75 $ par personne !», dénonce Mme Roy, insultée.

    Les voyageurs ont mandaté une avocate pour entreprendre des procédures contre Sunwing.

    √ D’autres voyageurs, de Saint-Eustache, se sont retrouvés dans la même situation, ayant acheté leur forfait auprès d’un autre grossiste, Vara Playa Tours. Ils ont obtenu un remboursement complet.

    Source: Journal de Montréal

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  • jeudi 25 novembre 2010

    Technip pourrait participer à un important projet à Cuba


    Le groupe de services pétroliers Technip pourrait participer à un important projet à Cuba, par l'intermédiaire de sa filiale italienne.

    D'après une source proche du dossier citée par Reuters, la filiale italienne du groupe de services pétroliers français Technip devrait participer au projet de développement de la raffinerie cubaine de Cienfuegos.

    Ce contrat représente un montant de 6 milliards de dollars, soit 4,4 milliards d'euros, et a été remporté par une filiale de China National Petroleum Corp (CNPC), précise la source. La filiale de Technip devrait se charger de la conception et l'ingénierie du projet, et participer à la phase de construction.

    Ce projet pourrait débuter au cours du premier trimestre 2011, et être achevé pour la fin de l'année 2013. 'C'est l'un des investissements les plus importants dans l'histoire de Cuba. (Le montant) est au minimum de 4,5 milliards de dollars simplement pour la raffinerie et d'1,5 milliard de plus pour le terminal de Gaz naturel liquéfié (GNL)', a souligné auprès de l'agence de presse un responsable du projet.

    La semaine dernière, Technip avait indiqué avoir remporté, auprès de Petroleos de Venezuela, un contrat d'ingénierie, de fourniture des équipements, et de supervision de la construction (EPCM) pour le développement des champs gaziers Mariscal Sucre Dragon/Patao, au large de la côte nord-est du Venezuela.

    Source: Easy Bourse

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  • lundi 15 novembre 2010

    Cuba: libération du premier des prisonniers politiques refusant l'exil

    Le dissident cubain Arnaldo Ramos a critiqué dimanche le gouvernement communiste et promis de poursuivre ses activités politiques, au lendemain de sa libération, la première au sein d'un groupe de prisonniers politiques qui refusent de partir en exil.

    Le dissident cubain Arnaldo Ramos (G) chez lui, après sa libération de prison, le 13 novembre 2010 à La Havane avec sa femme Lidia Lima
    "Je vais poursuivre les mêmes activités que je menais avant d'être emprisonné, qui ne sont pas criminelles mais d'opposition", a déclaré M. Ramos, économiste de 68 ans, venu assister dimanche à une messe à La Havane, en compagnie des Dames en Blanc, groupe d'épouses de détenus d'opinion.

    "On a commencé à relâcher le noeud et nous espérons que les douze (prisonniers politiques encore détenus) seront libérés au cours des prochains jours", a déclaré à l'AFP Laura Pollan, leader des Dames en Blanc.

    "Même si c'est un peu tardif, c'est un pas positif", qui "laisse espérer que les autres vont être rapidement libérés", a abondé l'économiste Oscar Espinosa, incarcéré en 2003 avec M. Ramos et libéré un an plus tard pour raisons de santé.

    M. Ramos, qui assure avoir été libéré sans condition, était le doyen des 75 dissidents condamnés en 2003 à des peines allant de six ans à 28 ans de prison. Il avait lui-même été condamné à 18 ans d'incarcération.

    A l'issue de négociations historiques avec le pouvoir, l'Eglise catholique avait annoncé le 7 juillet la libération dans un délai maximum de quatre mois des 52 derniers prisonniers politiques encore incarcérés à la suite de cette vague de répression.

    A la fin de ce délai, le 7 novembre, 39 d'entre eux avaient été libérés et envoyés en Espagne avec leur famille.

    Les 13 restants refusaient l'exil ou une libération qui soit conditionnelle.

    L'un d'entre eux, Luis Ferrer, a cependant finalement accepté d'émigrer et sera libéré prochainement, selon l'opposition.

    "Ferrer est en train de voyager à La Havane pour ensuite partir en Espagne", a déclaré à l'AFP Elizardo Sanchez, qui dirige la Commission cubaine des droits de l'homme, organisation illégale mais tolérée.

    Quelques heures après sa libération, M. Ramos a critiqué les réformes annoncées par le gouvernement communiste, qui prévoit de supprimer 500.000 emplois publics d'ici mars et d'ouvrir un peu le petit secteur privé pour relancer une économie exsangue en réduisant les dépenses et en augmentant la productivité.

    "Je ne crois pas que l'on fasse quoi que ce soit qui puisse changer la situation. On va passer de la stagnation au chaos s'il n'y a pas au moins une véritable ouverture économique, même si elle devrait aussi être politique", a déclaré M. Ramos, fondateur de l'Institut cubain d'économistes indépendants.

    Cet organisme illégal est dirigé par la dissidente Martha Beatriz Roque, seule femme à avoir été condamnée en 2003, et libérée en 2004 pour raisons de santé.

    Après l'expiration du délai de quatre mois annoncé pour les libérations, les Dames en blanc ont rencontré le cardinal Jaime Ortega, archevêque de La Havane, le nonce apostolique et des diplomates de l'ambassade d'Espagne et de celle de Belgique, pays qui exerce actuellement la présidence tournante de l'Union européenne.

    "Ils nous ont dit d'être patientes, ils nous ont assuré que tous ceux du groupe des 75 allaient être libérés", a déclaré la leader des Dames en blanc, Prix Sakharov 2005 du Parlement européen pour la liberté de pensée.

    Les opposants sont considérés à Cuba comme des mercenaires à la solde des Etats-Unis qui imposent depuis 48 ans un embargo à l'île.

    L'île devrait encore compter une centaine de prisonniers politiques au terme de la libération promise des "52", selon la dissidence.

    Source: AuFait

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  • mercredi 10 novembre 2010

    Cuba: les "Dames en blanc" espèrent toujours la libération des 13 détenus


    Les "Dames en blanc", ces épouses de détenus politiques, disaient toujours espérer dimanche que le gouvernement de Raul Castro respecte sa promesse et libère les 13 derniers opposants d'un groupe de 52 à l'expiration du délai de quatre mois annoncé par l'Eglise catholique.

    L'Eglise catholique avait annoncé le 7 juillet la libération des 52 prisonniers politiques victimes de la vague de répression de mars 2003 dans un délai maximum de quatre mois. 39 d'entre eux ont été libérés et envoyés en exil vers l'Espagne avec leur famille, mais les 13 qui restent refusent tous l'exil à l'étranger ou une libération qui soit conditionnelle.

    "Nous sommes des femmes de foi et d'espérance. Nous avons demandé que (Dieu) attendrisse le coeur de nos dirigeants pour qu'ils respectent leur promesse" sinon ils "tromperaient" l'Eglise, Madrid, l'Union européenne et la communauté internationale, a déclaré Laura Pollan, leader des "Dames en blanc", à la sortie de la messe dans le quartier havanais de Miramar.

    "Ce serait montrer qu'on ne peut croire en eux, mais nous attendons de voir ce qui va se passer", a-t-elle poursuivi.

    "L'Eglise nous dit de garder espoir, qu'elle croit, comme l'ambassade d'Espagne, qu'ils seront libérés, mais personne ne sait rien, ce gouvernement est très hermétique", a-t-elle dit.

    Outre la libération de 39 opposants considérés comme des prisonniers de conscience par l'ONG Amnesty International, le gouvernement cubain a autorisé le départ en exil vers l'Espagne de 14 détenus pour la plupart condamnés pour avoir tenté de fuir illégalement l'île communiste, parfois de façon violente.

    Le secrétaire général de la Conférence épiscopale, le père José Félix Pérez, a souligné que les libérations de ces 14 détenus ne pouvaient se substituer à celles promises des "52".

    "Nous avons confiance que se prendront les meilleures décisions pour soulager les proches des prisonniers. Je connais le délai mais j'ai confiance que tout ira pour le mieux pour tous", a déclaré à l'AFP le prêtre, par ailleurs chargé de la paroisse Sainte-Rita où des Dames en blanc vont assister à la messe tous les dimanches.

    Une leader des Dames en blanc, Berta Soler, dont le mari fait partie des 13, a souligné à l'AFP que "tous les 13 voulaient rester à Cuba". Un d'entre eux avait un temps déclaré, selon elle, qu'il accepterait de s'exiler directement aux Etast-Unis mais "a finalement décidé de ne pas émigrer pour le moment".

    Les opposants sont considérés à Cuba comme des mercenaires à la solde des Etats-Unis qui imposent depuis 48 ans un embargo à l'île.

    Suivant de près ce processus de libération, l'UE s'est donné jusqu'à décembre pour décider un assouplissement de sa politique de fermeté à l'égard de Cuba.

    La décision de libérer des prisonniers avait été prise en juillet alors que l'opposant Guillermo Farinas observait depuis plus de trois mois un jeûne de protestation après la mort controversée en février d'un détenu politique en grève de la faim.

    L'île devrait encore compter une centaine de prisonniers politiques au terme de la libération promise des "52", selon la dissidence.

    Source: La Croix


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  • jeudi 28 octobre 2010

    Cuba en retard d'une perestroïka

    La relation n'a pas fonctionné
    Fidel Castro s'est-il mis, enfin, à l'heure de la perestroïka, suivant en cela la voie tracée il y a près d'un quart de siècle par Mikhaïl Gorbatchev ? Si, comme le suggérait il y a peu « The Economist », cela est vrai, c'est en tout cas à pas encore très lents. Début septembre, le dictateur cubain, âgé de quatre-vingt-quatre ans et qui, depuis quatre ans, a cédé la plus grande partie du pouvoir à son demi-frère Raul, a fait un retour remarqué en lançant un pavé dans la mare communiste. « Le modèle cubain ne fonctionne même plus pour nous », a-t-il confié au journaliste américain Jeffrey Goldberg. Certes, le Lider maximo est revenu ensuite sur sa petite phrase, mais sans la démentir néanmoins, et en évoquant plutôt le fait d'avoir été mal interprétée. Ce qu'il fallait comprendre, c'est que ni le dictateur ni son successeur Raul ne sont prêts à adopter le « capitalisme » comme modèle. Mais ils doivent reconnaître que le socialisme tropical n'est pas « exportable ».
     
    En fait, avec ambiguïté, Fidel n'a fait que confirmer la tentative d'ouverture de son frère, qui, depuis 2006, tente de réformer l'économie cubaine à doses homéopathiques. Avec comme objectif vraisemblable non pas de faire une nouvelle révolution, mais de sauver ce qui peut encore l'être du régime, cinquante et un ans après le renversement de Fulgencio Batista et l'arrivée au pouvoir des « barbudos » à La Havane. Car, à l'heure de l'émergence économique de pays communistes comme la Chine ou le Vietnam, les dirigeants cubains ont de plus en plus de mal à justifier l'enfermement de leur population par le seul maintien de l'embargo des Etats-Unis. Certes, depuis 1962, ces interdictions ont soumis l'île à un dur régime, mais elles ne peuvent expliquer toutes les difficultés d'aujourd'hui. Surtout que le reste de l'Amérique latine vient de connaître ses meilleures années de croissance économique - à l'exception d'une brève dépression fin 2008-début 2009 -depuis les années 1960.
     
    Désormais privée des subventions soviétiques, Cuba a plus que jamais besoin de devises, alors que son déficit commercial dépasse les 10 milliards de dollars par an. Selon des experts réunis par la Brookings Institution, les Cubano-Américains auraient envoyé sur l'île, à leurs familles, plus de 600 millions de dollars par an en 2008 et 2009. Ce qui reste bien loin des besoins de financement du pays, même si le régime perçoit une taxe sur ces transferts.

    Face à cette situation, Raul Castro a pris une série de mesures. La dernière en date est l'ouverture de plus de 1.100 magasins vendant équipements agricoles, bottes, gants et machettes à des prix moins élevés, avec comme objectif d'augmenter la production agricole. Mais la plus importante mesure depuis le passage, en mars 1968, de presque toutes les professions à Cuba dans la « fonction publique » demeure l'annonce de la suppression de plus de 1 million d'emplois, soit environ le quart de la population active. Décision d'autant plus marquante que 500.000 suppressions doivent avoir lieu d'ici au printemps prochain. L'objectif est que les personnes licenciées retrouvent des emplois dans le « secteur privé » ou s'établissent comme travailleurs indépendants. En principe, le gouvernement compte accorder quelque 250.000 autorisations de travail en compte propre. De plus, les autorités cubaines envisagent d'accorder des crédits aux nouveaux entrepreneurs, qui seraient à l'heure actuelle déjà 140.000 (sur une population totale de 11 millions d'habitants). La Havane prévoit également de créer un nouveau système fiscal afin d'imposer progressivement les nouvelles activités. Raul Castro vient par ailleurs de renouveler toute son équipe économique, avec notamment le limogeage récent de la ministre des Industries de base, Yadira Garcia. Un ministère qui gère l'essentiel des investissements étrangers, dont ceux du Venezuela et du Brésil.

    Mais on ne peut pas se faire trop d'illusion. L'heure n'est pas encore au capitalisme à la chinoise.

    En publiant la liste des 178 professions ouvertes désormais à l'entreprise privée, « Granma », l'organe officiel du comité central du Parti communiste cubain, affirmait que « cette forme d'emploi doit être une alternative supplémentaire » et permettre de « rechercher des solutions qui améliorent le niveau de vie des Cubains respectant toujours les principes socialistes qui régissent la Constitution ». Et toutes ces nouvelles activités se développeront sous l'oeil vigilant de l'Etat. Car il s'agit bien « non pas de détruire, mais de défendre, maintenir et améliorer le socialisme », insiste « Granma ».

    Quant à la différence entre Fidel et son « jeune » frère de soixante-dix-neuf ans et compagnon de la révolution, elle est minime. Dans son dernier ouvrage, Jacobo Machover (1), professeur à Avignon et à Paris, affirme ainsi que « la succession dynastique était inscrite depuis l'entrée de la guérilla castriste à La Havane, en janvier 1959 ». C'est dans ce contexte que l'Union européenne a décidé, lundi, d'assouplir - sans l'abandonner -sa position officielle, conditionnant la reprise de relations normales avec l'île à une démocratisation du régime. Mais cet assouplissement, décidé après la libération d'une cinquantaine de dissidents, se heurte encore aux réticences des pays d'Europe de l'Est, anciens satellites de l'Union soviétique.

    S'il y a un parallèle à faire avec Gorbatchev et ses réformes, c'est qu'elles ont précédé de quelques années l'implosion du système soviétique. La question est de savoir si le « socialisme tropical » peut encore tenir longtemps. D'autant que l'Amérique latine, le continent des dictatures dans les années 1970, s'est mise à l'heure de la démocratisation. Le Brésil vient encore de le confirmer. Cuba reste bien en retard d'une perestroïka.

    JACQUES HUBERT-RODIER

     

    Source: Les Echos


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  • mardi 19 octobre 2010

    La famille du dissident mort d'une grève de la faim autorisée à quitter Cuba

    La mère de Orlando Zapata, Reina Luisa Tamayo, réprimée par la police lors d'une manifestation
    LA HAVANE - Le gouvernement cubain a autorisé la famille de l'opposant Orlando Zapata, mort à Cuba en février d'une grève de la faim, à se rendre aux Etats-Unis, a annoncé jeudi à l'AFP Reina Tamayo, la mère du dissident.

    L'autorisation de quitter l'île communiste a été transmise à la famille par l'Eglise catholique de Cuba, qui joue depuis des mois un rôle clé dans le dossier des dissidents libérés après des années d'emprisonnement.
    "On m'a dit que le gouvernement avait autorisé toute la famille à quitter le pays et que nous allions partir directement aux Etats-Unis, mais je ne pars pas sans les cendres de mon fils", a déclaré à l'AFP Mme Tamayo à l'issue d'une rencontre à l'archevêché de La Havane.

    Agée de 62 ans, la mère du dissident mort de sa grève de la faim avait reçu le 11 octobre la visite de Mgr Emilio Aranguren, évêque de la ville d'Holguin (est), qui avait transmis la proposition des autorités cubaines que toute la famille quitte Cuba.

    Venue de son village de Banes, situé dans la province d'Holguin à 850 km à l'est de La Havane, Mme Tamayo a rencontré jeudi dans la capitale cubaine le chargé des affaires internationales de l'archevêché, Ramon Suarez Polcari, pour de plus amples informations sur le départ de la famille.

    Interrogée par l'AFP, la représentation à La Havane des intérêts des Etats-Unis --qui n'ont pas de relations diplomatiques avec Cuba-- n'a pas voulu commenter cette affaire.

    Mme Tamayo a précisé qu'elle partirait aux Etats-Unis avec trois fils et une fille et leurs familles à une date non encore fixée.

    Son fils Orlando Zapata est mort le 23 février, à l'âge de 42 ans, à l'issue de 85 jours de grève de la faim pour réclamer le respect des droits de l'Homme dans l'île.

    Le feu vert pour le départ de toute la famille de Mme Tamayo semble être lui aussi le fruit de la médiation menée après la mort du dissident par l'archevêque de La Havane, le cardinal Jaime Ortega, auprès du président cubain Raul Castro.

    En juillet, les tractations ont abouti à un accord sur la libération de 52 opposants au régime castriste, arrêtés en 2003 et condamnés à de lourdes peines de prison. Depuis, les prisonniers politiques ont été élargis par petits groupes, jusqu'ici 38 au total, qui sont partis en Espagne pour la grande majorité. Les autres devraient être libéré d'ici quelques semaines.

    Source: Romandie News

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  • mardi 12 octobre 2010

    Isabel Allende aime Vargas Llosa, les communistes de Cuba, moins

    Mario Vargas Llosa
    Mais on ne peut pas plaire à tout le monde, c'est si évident...

    Depuis jeudi dernier, les félicitations et les messages d'admiration pleuvent. Les uns pour congratuler, les autres, pour remercier. Et à ce jeu-là, Mario Vargas Llosa n'est pas de reste. 


    À la différence du Chinois Liu Xiaobo, Vargas Llosa reste maître de ses paroles et de ses réactions. Raison pour laquelle il a souhaité également rendre hommage au dissident enfermé dans les prisons chinoises.

    « Je crois que c'est un hommage à tous les dissidents chinois et à tous les Chinois qui veulent que la croissance et le progrès en Chine ne soient pas seulement économiques, mais aussi politiques », expliquait-il vendredi alors qu'il se trouvait à New York, interrogé pour la chaîne Frecuencia Latina.

    Un Nobel qui divise... politiquement


    Pourtant, le Nobel de littérature suscite les commentaires les plus passionnés. D'un côté, La douce Isabel Allende, auteure chilienne, pour qui l'écrivain péruvien naturalisé espagnol a grandement mérité ce prix.

    Liu Xiaobo, sentenced last time to 11 years of prison for "inciting subversion of state power", with his wife Liu Xia
    D'autant plus qu'il était dans l'esprit des membres de l'Académie Nobel depuis des années - sinon dans les listes des bookmakers depuis des lustres. Selon elles, les jurés voyaient en lui « un intellectuel autant qu'un observateur de la réalité politique et sociale de notre temps ».

    L'occasion d'attirer l'attention sur la littérature latino-américaine, explique-t-elle... un peu à l'opposé de ce que le journal officiel du parti communiste cubain a considéré.

    Vargas contre Castro

    Parce que les positions de Vargas Llosa à l'égard des Castro n'ont jamais été très tendres, le journal estime que la remise d'un Nobel est une insulte à l'éthique. Et tout bonnement en « ce qu'il a construit par l'écriture, il l'a détruit par sa répugnance morale, ses impudences néo-libérales, la négation de ses origines et son obéissance aux diktats de l'empire ».

    Qui plus est, estime le journal, il ne serait aucune cause indigne à laquelle Vargas Llosa n'aurait apporté son soutien. Depuis 1971, l'écrivain a en effet oublié ses amitiés avec Fidel Castro, particulièrement depuis que ce dernier a fait arrêter bon nombre d'intellectuels dans le pays. Pour les écrivains locaux, qu'importent les idées libérales du romancier, l'attribution du Nobel à Vargas Llosa est une grande fierté...

    Source: ActuaLité

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  • lundi 4 octobre 2010

    Libertés cubaines

    Le soi-disant «Cuban Five» ( Cinq Cubains), sont la tête de la propagande politique du gouvernement cubain
    Paris - Ce jeudi 7 octobre, une curieuse initiative a lieu à la mairie du 14e : une réunion d’information pour soutenir 5 prisonniers cubains. Les grandes âmes humanistes pourraient se réjouir que la liberté puisse guider les réflexions et l’action de nos élus, mais  ce serait aller trop vite. Il ne s’agit non pas de prisonniers cubains emprisonnés pour avoir oser penser autrement que leur Lider Maximo -- ils seraient dans ce cas effectivement un peu plus que 5 -- , mais de prisonniers cubains aux USA.  La soirée s’annonce donc comme le soutien aux dictatures amies contre le méchant satan américain.

    Les cubains emprisonnés, présentés comme «cinq agents antiterroristes cubains injustement emprisonnés aux Etats-Unis » (sic)  ont effectivement été reconnus coupables d’infiltration aux Etats Unis et d’espionnage des associations cubaines présentes à Miami. Ces agents du renseignement cubains, infiltrés dans les services aériens américains, ont notamment permis de fournir les informations nécessaires à l’armée cubaine pour abattre, dans l'espace aérien international, 2 avions destinés à porter secours au cubains en fuite de ce paradis terrestre qu’est Cuba.

     
    Mais ils oublient Oscar E. Biscet et beaucoup d'autres prisonniers politiques réels à Cuba
    Alors que le courant de Benoit Hamon, fortement représenté parmi les élus socialistes du 14e, demande un rapprochement avec l’extreme gauche du NPA, il parait à peine surprenant que les moyens de la mairie soient mis à contributions pour ce type d’initiative. Parmi la « photothèque révolutionnaire » de notre maire du 14e lui donnant une «source utile d'enseignement pour [son] engagement politique », on ne trouvera d’ailleurs pas moins que Trotski, Che Guevara et le plus contemporain mais pas plus démocrate Hugo Chavez.

    Source: ParisxIV


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  • mardi 28 septembre 2010

    Castro dénonce la barbarie des Etats-Unis… et oublie la sienne

    Castro: "Moi, je suis un saint"
     LA HAVANE (NOVOpress) – Fidel Castro revient aux affaires. Le dirigeant cubain a déclaré aujourd’hui que les Etats-Unis représentaient  » un empire barbare « . Il en a profité pour également donner un coup de griffe au libéralisme économique :  » Le capitalisme n’a aucune valeur morale, il n’a rien d’éthique, tout est commercial. On ne peut éduquer ainsi un peuple, on le convertit en égoïste et en bandit dans certains cas « , a déclaré le dictateur communiste.

    Ces propos ont été tenus à l’occasion du 50ème anniversaire de la création des Comités de défense de la Révolution (CDR). Une structure clé de la dictature castriste, créée en 1960, tel un  » système de vigilance collective «  pour mieux contrôler la population.

    De son côté, Fidel Castro n’est toujours pas prêt à reconnaître la barbarie du régime communiste qu’il a développé dès 1959 : privatisation de l’île à son profit et en faveur de ses proches, répression des opposants politiques et religieux, ruine de l’économie, etc. Il y a quelques semaines, le commandant en chef de la révolution cubaine avait pourtant déclaré à un journaliste cubain que “ Le modèle cubain ne marche pas, même plus chez nous”. Des propos qui auraient été mal interprétés par son interlocuteur, l’entretien n’ayant jamais été diffusé à Cuba…

    Source: NovoPress



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