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jeudi 3 mars 2011

Cinq danseurs cubains de Giselle vont rester au Canada

Et, a qui le tour maintenant?
Le Ballet national de Cuba a confirmé, mercredi, que cinq de ses danseurs avaient décidé de rester au Canada après y avoir donné des spectacles.

La compagnie de danse, dirigée par la légendaire ballerine Alicia Alonso, a offert une représentation du ballet Giselle à Montréal, le mois dernier.

Une porte-parole du Ballet national du Canada, Catherine Chang, a confirmé que les danseurs se trouvaient maintenant à Toronto.

Mme Chang a ajouté qu'ils suivaient des cours avec le ballet national canadien.

Ce n'est pas la première fois que des danseurs cubains quittent leur troupe après avoir présenté des spectacles dans des pays étrangers.

En 2003, cinq danseurs avaient fait défection après la tournée réussie de Don Quichotte. Deux ans plus tard, le danseur principal Octavio Martin et son épouse, Yahima Franco, également danseuse, ont quitté leur troupe après une représentation à Mexico.

Le quotidien montréalais The Gazette avait rapporté que parmi les réfugiés cubains figurent l'un des principaux danseurs de la troupe, Elier Bourzac. Il a indiqué qu'il restera au Canada pour des motifs «artistiques».

Source: CyberPresse


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  • dimanche 23 janvier 2011

    Cuba nie le problème de la prostitution, dénonce un journaliste

    Avant 1959, La Havane était réputée comme le «bordel des Amériques». La Révolution cubaine a fait le ménage dans les maisons closes qui pullulaient dans la capitale. Mais la prostitution a-t-elle disparu de Cuba? Pas du tout, dit l'écrivain et journaliste cubain Amir Valle. Dans son livre La Havane-Babylone (éditions Métailié), il raconte comment le tourisme encourage la prostitution des jeunes Cubains. Et les Canadiens n'y sont pas étrangers.

    On entend souvent dire que, avant la Révolution, Cuba était le «bordel de l'Amérique». Aujourd'hui, le régime affirme que la prostitution a disparu. Quelle est la réalité?

    Il veut continuer à faire croire au monde que Cuba est un paradis. Les données statistiques présentées dans mon livre - qui montrent l'ampleur du phénomène, ses effets sur la société cubaine et sur les milliers de Cubains et de Cubaines qui se prostituent à cause du tourisme - sont des données que j'ai obtenues des autorités cubaines. Ce ne sont pas des données publiques, on ne peut les consulter librement. Quand j'ai demandé aux institutions de voir ces données en tant que journaliste, on ne m'a même pas laissé voir les documents. Puis, par diverses voies, les fonctionnaires m'ont clandestinement obtenu des photocopies de ces documents. Le livre montre une chose: le gouvernement cubain a toujours su qu'il y avait de la prostitution, que le fléau grandit d'année en année, mais il n'a pas pris soin de régler le problème quand il en était encore temps.

    Vous avez déjà travaillé à l'Office du tourisme de Cuba et expliqué comment la femme cubaine est utilisée dans les publicités. Pouvez-vous nous l'expliquer?

    J'ai entendu de hauts fonctionnaires du Parti communiste dire que c'était une erreur de ne vendre aux touristes que des plages, des cigares et du rhum. Le meilleur produit de consommation que nous avions était la beauté des femmes. Et je me souviens qu'ils avaient rejeté deux campagnes publicitaires destinées aux marchés italien et espagnol, parce que les femmes y étaient habillées et en second plan dans l'image. Ils ont dit de mettre ces femmes au premier plan et que ce serait beaucoup mieux si elles étaient en maillot de bain. De nombreux publicitaires cubains ont des centaines d'histoires de ce genre. Il y a une chose dont je me souviendrai toujours: quand l'un de nos graphistes a présenté la publicité d'un nouvel hôtel à Varadero, Fidel Castro lui-même a déclaré: «Il n'y a qu'un problème... La vue sur la plage est excellente, la photo de l'immeuble est impressionnante et les gens représentés donnent une touche de familiarité, mais... ce serait mieux si on voyait au premier plan une belle femme mulâtre que les touristes remarqueraient avant tout. Je pense que vous savez mieux que moi que l'expérience de la publicité nous a montré que le corps d'une femme vend mieux qu'un bâtiment.»

    Quelle est la réputation des touristes canadiens dans le milieu de la prostitution cubaine?

    Elle n'est pas bonne. Quand le phénomène de la prostitution a pris de l'ampleur, au début des années 90, les principaux visiteurs à Cuba venaient d'Espagne, du Canada, du Mexique et de l'Italie. Chez les travailleurs du tourisme, les Canadiens avaient une mauvaise réputation parce qu'ils ne consommaient rien, laissaient rarement du pourboire et, souvent, ne nous saluaient même pas, contrairement aux touristes espagnols, italiens ou mexicains. On appelait les Canadiens les «petites bouteilles», parce qu'ils se tenaient toujours en groupe, ne se parlaient qu'entre eux et allaient jusqu'à apporter du Canada les bouteilles d'eau en plastique qu'ils buvaient à Cuba. Aussi, malheureusement, bon nombre de ces touristes étaient des amateurs de tourisme sexuel. On a d'abord vu les premiers signes de tourisme sexuel dans des voyages organisés pour les personnes âgées, principalement dans l'est du pays: les plages et les hôtels du parc Baconao, à Santiago de Cuba et à la plage de Guardalavaca, à Holguín, qui ont accueilli beaucoup de touristes canadiens dans les dernières années. Je sais que ça peut être difficile à entendre pour la population canadienne, mais je mentirais si je ne disais pas que c'était très fréquent, en ce temps-là, de voir des Canadiens âgés marcher au bras d'une belle fille cubaine qui n'avait pas 20 ans, ou de les voir tenir la main de jeunes Afro-Cubains.

    Les Cubains utilisent le terme jineteras (cavalières) pour désigner les prostituées. Banalisent-ils la prostitution? Est-ce devenu un travail «acceptable» ou «commun»?

    La jinetera est depuis de nombreuses années une figure acceptée par la société cubaine. Avant la Révolution, les prostituées se trouvaient tout en bas de l'échelle sociale. Elles étaient des perdantes. Mais aujourd'hui, la prostituée est considérée comme une figure de succès car elle a la plupart des choses que le reste des Cubains n'ont pas: elle a de l'argent, elle peut se payer les hôtels et des discothèques à la mode, elle peut mettre de la bonne nourriture sur sa table et peut même voyager, toutes dépenses payées, avec son amant étranger. Elle a une vie décente au milieu de la catastrophe économique que connaît le pays, mais elle exerce un travail indécent. En règle générale, aujourd'hui, les Cubains ne condamnent pas la prostituée, ils la considèrent comme une personne qui lutte pour survivre.

    De nombreux touristes semblent affirmer que les adolescents cubains sont en contact avec le sexe tôt dans leur vie et qu'on ne peut parler de prostitution juvénile dans leur cas. Qu'en pensez-vous?

    J'ai rencontré et interviewé des centaines de prostituées de moins de 16 ans. Il existe aujourd'hui, à La Havane, un secteur très fort de la prostitution et on a déjà réalisé plusieurs vidéos et documentaires sur le sujet: il s'agit de filles de moins de 15 ans, à l'école secondaire, influencées par des camarades de classe, qui recherchent des touristes pour se prostituer. Dans mon livre, je dis que, pour cette raison, nous pouvons dire qu'il y a de la prostitution juvénile à Cuba. Il est vrai que, dans l'île, il est normal que les filles aient des rapports sexuels avec leur petit ami dès l'âge de 13 ans. Dans les zones rurales, il y a même des filles qui sont mères à cet âge. Mais cela ne signifie pas qu'elles ne sont pas de jeunes filles. À Cuba, la loi fixe la majorité à 18 ans. Et si l'on considère qu'un grand nombre de prostituées ont entre 14 et 17 ans, alors nous pouvons parler de prostitution juvénile. En outre, comme le gouvernement lui-même a opéré des descentes de police contre la prostitution juvénile, il sait que les cas graves de ce type de tourisme sexuel sont surtout le lot d'étrangers venus d'Italie, de Grèce et d'Espagne.

    La corruption semble empêcher la police de lutter efficacement contre la prostitution. Y a-t-il une volonté des autorités pour l'éliminer ou la limiter?

    Il y a quelque temps, nous avons entendu un représentant du gouvernement dire que la Révolution avait beaucoup de choses plus importantes à faire que de prendre soin de la virginité des femmes cubaines. Et c'est encore ce qu'il pense aujourd'hui. Je suis frappé, par exemple, par le fait que les institutions qui devraient étudier les moyens d'endiguer ce phénomène disent que la prostitution a diminué, alors que c'est tout le contraire. Je trouve malhonnête que Mariela Castro, fille de Raúl et directrice du Centre national d'éducation sexuelle, parle tout le temps de la liberté que les homosexuels cubains devraient avoir mais ne parle jamais du nombre élevé et croissant d'homosexuels qui se prostituent auprès de touristes étrangers. Les institutions répressives, en outre, sont tout à fait corrompues. Dans mon livre, je raconte quelques cas de corruption, mais mes recherches démontrent que la police reçoit des revenus de la prostitution, comme elle en reçoit de la vente de drogue et du marché noir. Dans quelques cas, ce sont les chefs de police eux-mêmes, ou certains officiers supérieurs de l'armée, qui dirigent ces sales affaires.

    Vous vivez aujourd'hui à Berlin. Pourquoi avez-vous quitté Cuba après la publication de votre livre?

    Mon livre n'a jamais été publié à Cuba. Quelqu'un en a lu un exemplaire que j'avais envoyé à un concours cubain; il l'a photocopié et il l'a fait circuler dans l'île. Le livre a circulé de main en main de façon clandestine. Il a aussi circulé grâce au courrier électronique. Des centaines de milliers de Cubains ont pu le lire sans qu'il soit publié. J'étais hors de l'île quand de grands dirigeants du Parti communiste ont dit que mon livre était une attaque à la Révolution. Même Fidel Castro a parlé des horreurs du livre dans l'une de ses dernières réunions avant de céder le pouvoir à son frère. J'étais déjà, à Cuba, un intellectuel très critique face au désastre social, économique et politique que Fidel et Raúl ont provoqué depuis 50 ans. J'étais considéré comme un traître. Chaque année, je voyageais en Espagne parce que mes romans sont publiés par des maisons d'édition espagnoles. Les Cubains sont obligés de demander la permission pour sortir de leur propre pays et y rentrer. En 2005, quand j'ai voulu revenir à Cuba, on ne m'a pas permis d'entrer. J'ai passé trois ans à exiger qu'on me laisser rentrer, et on ne m'a jamais donné de réponse. J'ai su par un diplomate cubain que j'étais sur une liste de personnes à qui le gouvernement cubain interdit de rentrer. Je n'ai donc pas quitté Cuba, on m'en a chassé.

    Judith Lachapelle


    Source: Cyberpresse

    La Havane Babylone : la prostitution à Cuba - Amir Valle




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  • samedi 27 novembre 2010

    Les vacances virent au cauchemar

    Ce qui devait être un voyage de rêve, pour son premier séjour dans un tout-inclus avec toute sa famille, à Cuba, s’est avéré un véritable cauchemar pour une femme de Terrebonne, qui entend bien ne pas en rester là avec le grossiste Sunwing et son agence de voyages.

    Johanne Roy et son conjoint ont amené leur fille, le conjoint de celle-ci et leurs trois enfants à Cuba après avoir acheté des forfaits pour l’hôtel Barcelo Marina Palace, dans une agence de voyages de Terrebonne, au coût de 5 353 $.

    Mais on les a plutôt installés à l’hôtel voisin, le Cayo Libertad, supposément de meilleure qualité, parce que l’hôtel était en rénovations. Mais le séjour s’est avéré un calvaire et les vacanciers sont allés de déception en déception dans cet hôtel lui aussi pratiquement fermé.

    La plupart des piscines étaient fermées, les activités et les animations étaient annulées, plusieurs restaurants étaient fermés. Les bars de la plage et de la piscine étaient fermés, celui de l’hôtel n’était pas toujours ouvert. Les discothèques étaient fermées.

    Le même menu chaque jour

    Le seul restaurant ouvert était un buffet servant exactement le même menu chaque jour.

    « En plus, les oiseaux venaient manger dans le buffet et faire leurs excréments un peu partout », déplore Mme Roy.

    À quelques reprises, ils ont pu manger dans l’un des restaurants à la carte, mais en suppliant presque le rare personnel.

    À la plage, impossible d’avoir des masques pour la plongée : ils étaient cassés. Les pédalos étaient non fonctionnels. Les employés se faisaient rares. « On a passé la semaine à se battre pour pouvoir manger, déplore Mme Roy. On était les seuls zoufs qui étaient là. »

    Sur place, ils y ont rencontré d’autres gens, de Terrebonne eux aussi, qui avaient acheté leur forfait à la même agence de voyages. Danielle Fortier était de ceux-là :

    « Nous étions limités dans le choix et la quantité de nourriture qu’on mangeait, dans la boisson et même dans les bouteilles d’eau », dit-elle.

    Réclamation contre Sunwing

    Selon elle, s’ils souhaitaient changer d’hôtel, il leur aurait fallu débourser 500 $ et assumer les frais de déplacement. Pour une question de principe, c’était hors de question.

    À leur retour, les voyageurs ont décidé de se faire rembourser pour ce tout-inclus où les inclusions se faisaient rares. Ils ont adressé des réclamations à Sunwing.

    « Ils nous ont fait une offre : un crédit-voyage de 75 $ par personne !», dénonce Mme Roy, insultée.

    Les voyageurs ont mandaté une avocate pour entreprendre des procédures contre Sunwing.

    √ D’autres voyageurs, de Saint-Eustache, se sont retrouvés dans la même situation, ayant acheté leur forfait auprès d’un autre grossiste, Vara Playa Tours. Ils ont obtenu un remboursement complet.

    Source: Journal de Montréal

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