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dimanche 24 avril 2011

Castro impose encore l’armée


Raul Castro a renforcé son équipe politique avec des militaires. Pour tenter de réduire à néant les velléités de progression de la bureaucratie. C’est le prix à payer pour avancer dans son projet de réforme économique.

Fidel Castro a officiellement pris sa retraite politique après le congrès historique du Parti Communiste de Cuba. Raul son frère cadet est désormais le premier secrétaire du parti. Sa mission, vaincre l’inertie et imposer ses réformes.

Des 15 membres de ce nouveau bureau, José Ramon Machado Ventura, le castriste pur et dur âgé de 80 ans sera le numéro deux du régime.

Castro s’est entouré de conservateurs au sein de son bureau politique pour avoir la main sur le pays et les réformes qu’il souhaite engagées.

Un paradoxe qui fait sourire plus d’un puisque réformer avec des conservateurs, on sait bien où tout cela peut mener.

De surcroit 6 des 15 membres du bureau politique sont des généraux de l’armée, et parmi les 115 membres du nouveau comité central, 21 sont soit des officiers supérieurs soit des militaires à la retraite.

Les militaires auront donc encore plus d’emprise sur l’économie eux qui gèrent déjà des conglomérats et des holdings d’Etat.

Castro a donc appelé l’armée à la rescousse pour dit-il lutter contre "l'inertie, l'immobilisme et le dogmatisme" d'une bureaucratie paralysée par cinquante ans.


Julien Mercier

Source: COMantilles 


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  • lundi 7 février 2011

    Libération de prisonniers politiques à Cuba

    Guido Sigler Amaya.

    Selon l’AFP, Oscar Sanchez, un dissident au régime Castro, a annoncé la libération de Guido Sigler, un prisonnier politique qui refusait de monnayer sa libération contre l’exil en Espagne. Freinée en novembre dernier, la libération des prisonniers politiques conclue avec l’Eglise catholique reprend son cours normal car d’autres libérations sont en vue.


    Condamné en 2003 à 20 ans de prison, l’économiste Guido Sigler est libéré en février 2011 et peut enfin retrouver les siens à Matanzas, une province située à l’Est de la Havane. Sa libération intervient après celle d’Arnaldo Ramos, celui-ci a reçu l’autorisation de rester sur le territoire cubain, contrairement à ses pairs qui n’étaient libérés qu’à la condition de s’exiler en Espagne. A son tour, Sigler n’est pas tenu d’aller en exil en Espagne mais il projette rejoindre ses frères aux Etats-Unis. Il s’agit de Miguel qui a été libéré en 2005 pour des problèmes de santé et d’Ariel qui est sorti en juin 2010. Juan Francisco, un autre frère de Sigler, confie à l’AFP que sa famille respecte entièrement le choix de Sigler d’aller aux Etats-Unis. Négociatrice de la libération des prisonniers politiques, l’Eglise catholique a annoncé qu’Angel Moya sera libéré avec Sigler. Interrogée, Berta Soler, l’épouse de Moya affirme avoir parlé à son mari au téléphone mais qu’il n’était pas encore question de sa libération, du moins pas à sa connaissance. Guido Sigler est la 42 ème personne sur les 52 prisonniers politiques qui doivent être libérés par le régime Castro. L’archevêché est confiant quant à la poursuite des libérations.

    Par ailleurs, il est fait état de l’incarcération d’une centaine d’opposants au régime cubain. Mais Cuba soutient qu’il n’en n’est rien et qu’il s’agit simplement de mercenaires œuvrant pour le compte des Etats-Unis avec lesquels il a rompu toute relation diplomatique depuis plus de 50 ans maintenant. Pendant que l’archevêché se réjouissait de la reprise des libérations des prisonniers politiques, un procureur cubain affirme qu’il va requérir 20 ans de prison contre Alan Goss, un américain arrêté sur l’île pour espionnage le 3 décembre 2009. Washington soutient que Goss est simplement un employé de l’entreprise Developpment Alternatives, sous-traitante qui travaille à la facilitation de la communication de la communauté juive d’avec l’extérieur. Mais Cuba est loin d’accepter une telle explication, pour lui, Goss a été arrêté en train de distribuer du matériel de communication hautement performant aux opposants. Il est donc poursuivi pour atteinte à l’intégrité territoriale et devra en répondre devant les juridictions compétentes.

    Source: Pipelette


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  • mardi 18 janvier 2011

    Mélenchon, Cuba et la démocratie

    Mélenchon a encore fait parler de lui, ces derniers jours. Le voilà à défendre le régime cubain, l'un des pires de la planète pour la liberté de presse, et pour la liberté tout court. Mélenchon vire mal. Les Caraïbes sont certes une zone pauvre, et Cuba offre les prestations que la plupart des régimes communistes offraient à leur peuple. Cela n'en fait pas une démocratie, loin de là, et le discours que tient le leader du Parti de Gauche en dit long sur la nature de son sentiment démocratique.

    J'aurais pu comprendre que l'on renvoie dos à dos les dictatures militaires d'Amérique latine des années 70 et le régime castriste, mais certainement pas ce qu'est devenue l'Amérique du Sud aujourd'hui, zone où la démocratie s'est tout de même largement installée.

    Quatremer a bien eu raison de lui renvoyer à la face qu'à Cuba, on rêve avant tout d'économie de marché, celle-là même que vilipende le Che du P.G.

    Je me suis toutefois penché sur certaines déclarations de Mélenchon, car si l'on veut qu'une critique porte, il faut rendre justice là où vérité il y a. Mélenchon réclame la libération de cinq Cubains arrêtés pour espionnage et atteinte à la sécurité nationale des USA en 2002. Il estime que ce sont là des individus persécutés. Il y a un pas entre faire acte de résistance dans un régime despotique, et oeuvrer pour un régime de cette nature. L'argument de Mélenchon est donc nul et non recevable. Toutefois, certaines de ses objections ne sont pas tout à fait fausses : les cinq Cubains arrêtés espionnaient les organisations anti-castristes à Miami. Je n'ai aucune sorte d''estime pour ces organisations-là, souvent très proches de l'extrême-droite républicaine américaine, et impliquées, dans les années 70 dans des coups aussi tordus que dégueulasses : assassinat d'Orlando Letelier, ex-ministre Chilien en 1976, explosion d'un avion de ligne cubain la même année, à la suite d'un attentat dont l'origine ne fait guère de doute.

    Il convient, néanmoins d'apporter des éléments de réflexion au discours mélenchoniste : Mélenchon fait comme si nous vivions encore dans les années 70. Les anti-castristes, en 40 ans, ont évolué, et les générations se sont succédées, différentes les unes des autres. Mélenchon brouille volontairement les cartes chronologiques pour donner un semblant de crédibilité à son argumentation. Certes, les USA maintiennent un blocus autour de Cuba, mais il a été allégé à plus d'une reprise, et, dans tous les cas de figure, cela ne peut s'apparenter à du terrorisme.

    En réalité, les USA sont le premier pays fournisseurs de denrées à Cuba et leur embargo ne concerne ni les médicaments ni les produits alimentaires. Mélenchon oublie également que les USA ont fait en également des propositions en 2002 et 2006 pour mettre fin à l'embargo en échange d'une transition démocratique. En avril 2009, Obama a mis fin aux restrictions sur les voyages d'Américano-Cubains et à la circulation d'argent d'un continent à l'autre sauf quand elle concernait des personnels de l'armée ou de la police.

    Pour tous les démocrates et républicains clairement à gauche, mais sincères, qui envisageaient de voter pour Mélenchon, il est encore possible, d'ici 2012 de se reporter sur d'autres candidatures aux principes éthiques et démocratiques clairs et fiables. Les déclarations de Mélenchon sont significatives des entorses au droit qu'il est susceptible d'admettre. Cela donne froid dans le dos...

    Source: L'Hérétique

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  • jeudi 13 janvier 2011

    Cuba: une haute responsable américaine a rencontré des opposants à La Havane

    Section des intérêts américains à La Havane
    La sous-secrétaire d'Etat adjointe américaine pour l'Amérique latine, Roberta Jacobson, a rencontré des dirigeants de l'opposition cubaine à la Section des intérêts américains de La Havane, jeudi, au lendemain d'une réunion avec le gouvernement cubain, selon la dissidence.

    Mme Jacobson, numéro deux du département d'Etat pour l'Amérique latine, est la plus haute responsable du gouvernement de Barack Obama à se réunir avec des opposants cubains.

    Cette rencontre a permis de "réitérer le +clair engagement+ des Etats-Unis en faveur des droits de l'homme et de la démocratie à l'échelle mondiale", déclare dans un communiqué la Commission cubaine pour les droits de l'homme, organisation illégale mais tolérée dirigée par Elizardo Sanchez.

    "Elle a pu rencontrer des représentants de l'église catholique à Cuba, des groupes juifs et des membres de la société civile à La Havane", a indiqué pour sa part à Washington Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine.

    Le gouvernement cubain a qualifié de "provocation ouverte" la rencontre.

    Dans un communiqué officiel, le ministère des Affaires étrangères a affirmé que cette rencontre "constitue une violation flagrante des principes et des règles internationales qui régissent les relations entre les Etats". Il s'agit d'"une offense à notre peuple", ajoute le ministère.

    Mme Jacobson avait profité de sa visite mercredi pour demander une nouvelle fois la libération immédiate d'Alan Gross, un Américain de 61 ans arrêté à Cuba le 3 décembre 2009 alors qu'il distribuait du matériel de communication à des opposants, selon La Havane.

    Elle a aussi pu s'entretenir avec M. Gross, a précisé Washington, alors que les Etats-Unis sont "très inquiets" pour la santé de leur ressortissant.

    Outre M. Sanchez, Laura Pollan, dirigeante des "Dames en Blanc", organisation regroupant des épouses et mères de prisonniers politiques cubains, l'ancien détenu de conscience Arnaldo Ramos et plusieurs autres dirigeants de l'opposition ont participé à cette réunion d'une heure.

    M. Ramos a été relâché le 13 novembre dans le cadre du processus de libération de 52 prisonniers politiques promis par le président cubain Raul Castro au cardinal Jaime Ortega, archevêque de La Havane, en mai dernier. Onze d'entre eux sont néanmoins toujours en détention.

    "L'échange d'opinions a eu lieu dans une atmosphère de proximité et de confiance qui présagent des excellentes relations de respect et de bon voisinage qu'il faudra inévitablement reconstruire entre les deux nations", ajoute M. Sanchez.

    En septembre 2009, Bisa Williams, également sous-secrétaire d'Etat adjointe pour l'Amérique latine, mais de moindre rang, avait déjà rencontré une dizaine d'opposants, après une réunion avec les autorités cubaines sur la reprise du courrier direct entre les deux pays, suscitant l'ire de La Havane.

    Elle était à l'époque la première représentante du département d'Etat à se rendre depuis 2002 sur l'île, avec qui Washington a rompu ses relations diplomatiques en 1961.

    Mercredi, Mme Jacobson avait dirigé la délégation qui avait débattu des questions d'immigration avec le vice-ministre cubain des Affaires étrangères Dagoberto Rodriguez Barrera.

    Source: Romandie News

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  • jeudi 6 janvier 2011

    Cuba entame une année cruciale pour son économie avec des coupures

    Livret d'approvisionnement à Cuba.
    Cuba entame l'année 2011 avec de nouvelles coupures dans le livret d'approvisionnement, symbole de l'égalitarisme de la Révolution dans le cadre de réformes cruciales entreprises par le gouvernement de Raul Castro pour relancer une économie au "bord du précipice".

    Cette décision annoncée jeudi de "supprimer la vente des produits d'hygiène et de nettoyage sur le marché régulé" s'inscrit dans une politique de réduction des dépenses publiques avec notamment les suppressions de 500.000 postes du secteur public (10% de la population active) d'ici la fin du premier trimestre.

    Le carnet d'approvisonnement, créé en 1963 peu après la Révolution marxiste de Fidel Castro, offre aux Cubains un quota mensuel de denrées de base (riz, sucre, huile, pâtes alimentaires, café...) à des prix dérisoires car subventionnés. Réduit comme peau de chagrin au fil des ans, il est désormais insuffisant mais reste une aide non négligeable pour des Cubains qui touchent en moyenne 20 dollars par mois.

    Le gouvernement a annoncé sa suppression progressive d'ici les cinq prochaines années, ce qui lui permettra d'économiser environ un milliard de dollars (750 millions d'euros) par an.

    La mesure de jeudi, en vigueur à partir du 1er janvier, va obliger les Cubains à payer au prix du marché non subventionné le savon et la lessive qui coûteront ainsi 24 fois plus chers (de 0,01 à 0,24 dollar) ou le détergent liquide 7 fois plus (de 0,14 à 1 dollar).

    Devant un magasin de La Havane, Magalys Lopez, 69 ans, estime que "les gens pauvres ne peuvent pas payer ces prix". "Je ne sais pas comment ils feront", dit Mme Lopez qui travaille comme femme de ménage pour arrondir sa maigre pension de retraitée. Miguel Fuentes, autre retraité de 67 ans, est "d'accord pour qu'on élimine du carnet les produits nocifs, comme les cigarettes et le café, mais tout cela est dur".

    "Cette décision ne va pas changer grand-chose. Certains produits d'hygiène avaient déjà disparu du marché régulé ou n'y apparaissaient que rarement. Et ils étaient de très mauvaise qualité", estime pour sa part Esther, une femme de ménage qui gagne beaucoup plus que la moyenne cubaine en travaillant pour des étrangers.

    Source: AngoP

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  • lundi 20 décembre 2010

    Un Breton détenu à Cuba depuis 625 jours

    Interpellé à La Havane, un Lorientais Jean-Louis Autret est en détention provisoire à Cuba depuis près de deux ans.

    Son voilier a servi à convoyer de la cocaïne


    Au début des années 1990, Jean-Louis Autret, ancien directeur d’agences de voyages à Lorient, puis responsable d’une imprimerie à Brest, décide de refaire sa vie à Cuba. Malgré l’embargo américain, il se lance dans des activités de négoce et d’import.

    En 2004, pour ses loisirs, il achète un voilier d’occasion, l’utilise peu, et le revend à deux autres Français.

    Un an plus tard, il apprend que le Marina Hemingway a servi à convoyer de la drogue (pas moins de 2,8 tonnes de cocaïne) et qu’il a été arraisonné au large du Cap Vert.

    Interpellé quatre ans plus tard par les autorités cubaines

    Ce n’est que quatre ans plus tard que la justice s’intéresse à lui. Jean-Louis Autret est interpellé à La Havane et interrogé, avant d’être placé en détention provisoire, à la prison des étrangers de La Condesa, à 70 km de la capitale cubaine.

    Aujourd’hui, Jean-Louis Autret n’est plus soupçonné d’avoir pris part au trafic de drogue. Un juge d’instruction français a rendu son ordonnance de renvoi, dans laquelle il ne retient aucune charge contre le Lorientais d’origine.

    Mais la justice cubaine le soupçonnerait toujours de blanchiment d’argent sale, dans le cadre de son de « gestionnaire de fonds d’investissements dans les Caraïbes ».

    Le prévenu français est défendu par Me Roland Dumas, qui l’a rencontré cet été à Cuba : « Après 625 jours de détention, il est moralement très atteint. »

    Plus d'informations dans le journal Ouest-France

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