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jeudi 24 mars 2011

Cuba: libération du dernier opposant du groupe dit des 75

José Daniel Ferrer García.
 
Les autorités cubaines ont libéré mercredi le dernier opposant politique du groupe des 75 dissidents condamnés en 2003, a indiqué à l'AFP la dissidence.

L'opposant José Ferrer a été ramené chez lui dans la province orientale de Santiago de Cuba.

"Oui, José Daniel est hors de prison, il a appelé à la maison", a déclaré à l'AFP le dissident Elizardo Sanchez.

Peu auparavant, un autre dissident, Felix Navarro, avait également été libéré, selon sa fille.

"Oui, mon père est à la maison, il est rentré dans la matinée et il est aussitôt parti voir sa mère à la campagne. Nous sommes très contents", a déclaré sa fille Sayli jointe par téléphone de Perico (province de Matanzas), à 140 km à l'est de la Havane.

Ces deux libérations mettent fin à un lent processus de libérations de neuf mois, fruit d'un accord entre les autorités et l'Eglise, qui a joué le rôle de médiateur dans ce dossier.

Mardi, l'archevêché de La Havane avait annoncé la décision des autorités cubaines de libérer "d'ici peu" les deux derniers prisonniers politiques du groupe des 75 condamnés en 2003.

L'arrestation des 75 avait suscité l'indignation internationale.

La sortie des deux hommes doit conclure la principale vague de libérations de détenus depuis la venue à Cuba du pape Jean Paul II en 2008: environ 300 avaient été alors grâciés, dont une centaine de prisonniers politiques.
 
Source: Nouvel Observateur


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  • jeudi 23 décembre 2010

    Cuba : Oswaldo Payá, l'infatigable dissident chrétien

    Oswaldo Payá Sardiñas

    CUBA - Depuis quarante ans, il se bat pied à pied contre le régime castriste, refusant de s'exiler comme tant d'autres opposants, multipliant les initiatives. Défenseur des droits de l'homme, Oswaldo Payá puise sa force dans sa foi catholique.


    «Je suis simplement dans les mains de Dieu», confie Oswaldo Payá, chrétien et dissident cubain. La vie de ce Lech Walesa tropical tient en effet du miracle. A 58 ans, il a passé la majeure partie de son existence à résister de l'intérieur, au nom de sa foi catholique, au régime castriste.

    Ce qui lui vaut, du côté de l'État, de vivre sous surveillance policière constante, sans oublier, de 1968 à 1971, trois années de travaux forcés. Traqué jusque dans l'intimité de sa chambre à coucher, Payá y a découvert, encore récemment, un micro espion... Et de subir, du côté de l'Église, une certaine défiance, car son combat est jugé trop politique par la hiérarchie, qui tente d'établir un climat de confiance avec le régime afin de favoriser le développement de l'Église.

    Sa protection, ce père de trois enfants, cofondateur en 1988 du Mouvement chrétien de libération (MCL), la reçoit «d'en haut», comme le dit ce croyant, mais aussi de sa notoriété internationale. Celle-ci a été couronnée par deux prix de renom: le prix Sakharov pour la liberté de penser en 2002, décerné par le Parlement européen, et l'Averell Harriman Democracy Award, attribué en 2003 par l'Institut américain des affaires internationales.

    Sans cette reconnaissance, Oswaldo Payá aurait certainement été incarcéré lors du «printemps noir» de mars 2003, qui vit l'arrestation de 75 de ses amis, intellectuels et artistes, dont beaucoup sont membres de son mouvement. Le régime les accusait d'avoir attenté aux intérêts de Cuba et les a condamnés à des peines de prison ferme - allant de la bagatelle de six à vingt-huit ans d'emprisonnement !


    Il demande la libération des prisonniers politiques

    Les condamnés, de fait, s'étaient associés au «projet Varela», précisément lancé par Oswaldo Payá au lendemain de la visite de Jean-Paul II sur l'île, en 1998.

    L'idée consistait à exploiter une possibilité offerte par la Constitution: si un projet est soutenu par au moins 10 000 électeurs, il est recevable, comme projet de loi, par l'Assemblée nationale. En 2002, Oswaldo Payá a ainsi publiquement remis une demande visant à organiser un référendum pour une révision de la Constitution accordant plus de libertés personnelles, politiques et économiques. Et surtout, la libération des prisonniers politiques.

    Le projet fut accueilli, dans un premier temps, conformément à la loi, mais un discours du président George W. Bush, le 20 mai 2002, qui exigeait la fin du régime socialiste à Cuba, servit de prétexte à une contre-offensive castriste. L'initiative de Payá fut alors enterrée, notamment par une pétition nationale qui recueillit plus de 8 millions de signatures, soit 99,37% des Cubains en âge de voter, affirmant le caractère «intouchable» de la Constitution socialiste et, un an plus tard, par l'arrestation et la condamnation de 75 personnalités d'opposition.

    En 2010, l'Église catholique, avec l'appui de Rome et par l'intermédiaire du cardinal Jaime Ortega, archevêque de La Havane, a fini par obtenir la promesse de la libération de 52 de ces opposants. A ce jour, 40 d'entre eux ont été libérés, mais sous condition de quitter l'île. Et 11 restent en prison, parce qu'ils refusent cet exil forcé.

    Un autre fait, intervenu la semaine dernière à Strasbourg, donne raison au combat d'Oswaldo Payá. En 2002, quand il avait reçu le prix Sakharov, il avait été autorisé au dernier moment à quitter Cuba pour aller recevoir sa distinction en Europe. Cette année, Guillermo Fariñas, un autre opposant cubain, n'a pas été autorisé à quitter l'île et, sur la tribune du Parlement européen, le prix a été remis à une chaise vide...

    En octobre dernier, l'infatigable dissident chrétien a lancé une nouvelle pétition pour demander une révision de la Constitution. Ce «projet Heredia» demande la liberté de circulation, de résidence, d'aller à l'étranger et d'en revenir, la liberté d'expression, d'association et d'accès à internet. Oswaldo Payá, qui revendique son «espérance» pour Cuba, ne désarme pas.

    Jean-Marie Guénois

    Source: Le Figaro

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  • jeudi 2 décembre 2010

    Paris et Cuba reprennent formellement leur coopération après 7 ans de gel

    L'ambassadeur de France à Cuba, Jean Mendelson (g), et Dagoberto Rodriguez
    La France et Cuba ont repris formellement mardi leur coopération inter-gouvernementale bilatérale qui était suspendue depuis 2003 à la suite d'une vague de répression contre 75 dissidents cubains ayant été pour la plupart libérés.

    La France et Cuba ont repris formellement mardi leur coopération inter-gouvernementale bilatérale qui était suspendue depuis 2003 à la suite d'une vague de répression contre 75 dissidents cubains ayant été pour la plupart libérés.

    Un vice-ministre cubain des Relations extérieures, Dagoberto Rodriguez, et l'ambassadeur de France à Cuba, Jean Mendelson, ont signé une "déclaration sur la reprise de la coopération" qui "marque un pas en avant dans les relations entre la France et Cuba, et exprime la volonté de renforcer leurs liens historiques", selon le texte lu par la partie cubaine au ministère cubain.

    Les deux pays s'engagent à "promouvoir les échanges dans les domaines jugés prioritaires et mutuellement avantageux", tels l'agriculture, la santé, l'environnement, la recherche scientifique, l'enseignement du français et les domaines culturel et artistique.

    Cette reprise s'effectuant dans le "respect des principes consacrés dans le droit international et la Charte des Nations unies", selon le texte diffusé par la France, intervient alors que Cuba a entamé en juillet dernier, sous la médiation de l'Eglise catholique cubaine, la libération progressive des 52 opposants restant sous les verrous de la répression de mars 2003. Onze d'entre eux sont toujours incarcérés mais devraient être relâchés, selon l'Eglise.

    L'Union européenne et Cuba avaient relancé leur coopération en octobre 2008 peu après la levée de sanctions européennes très symboliques - prises contre l'île communiste en 2003 - afin d'encourager le président Raul Castro, qui a formellement succédé en février 2008 à son frère Fidel, à faire des progrès en matière de respect de droits et libertés.

    Oscar Elías Biscet est parmi les onze opposants toujours incarcérés
    Bruxelles doit décider en décembre prochain s'il assouplit ou non sa politique de fermeté à l'égard de Cuba à la lumière des libérations de prisonniers politiques. Cuba devrait encore compter une centaine de détenus politiques à l'issue de ce processus, selon la dissidence.

    Cuba, seul pays du continent dirigé par un parti unique, avait signé en février deux conventions de l'ONU sur les droits politiques et civiques, premier engagement international de Raul Castro. Mais ces textes prévoyant notamment la liberté d'expression et d'association n'ont jamais été mis en application selon les opposants qui sont considérés à La Havane comme des "mercenaires" à la solde des Etats-Unis.

    A la demande du président français Nicolas Sarkozy, l'ancien ministre socialiste Jack Lang avait fait en février 2009 une mission à Cuba "afin d'explorer les voies d'une normalisation et d'un approfondissement des relations entre Cuba et la France".

    Source: Tribune de Genève

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  • mardi 30 novembre 2010

    Cuba va libérer 11 dissidents, selon l'archevêque de La Havane


    Cuba va libérer 11 nouveaux prisonniers politiques, et remplir du même coup sa promesse de relâcher 52 dissidents arrêtés en 2003, a annoncé lundi à Madrid l'archevêque de La Havane Jaime Ortega.

    Le cardinal a précisé que les 11 seront autorisés à rester à Cuba, mais qu'au moins l'un d'eux pourrait gagner les Etats-Unis. Mgr. Ortega, qui n'a pas dit quand la libération interviendrait, s'est exprimé après une rencontre avec 15 anciens prisonniers cubains qui résident désormais en Espagne.

    L'un de ces ex-détenus, Juan Carlos Herrera, a déclaré que l'archevêque de La Havane leur avait dit que les 11 seraient libérés le 25 décembre, mais l'information n'a pas pu être confirmée.

    En juillet, le gouvernement cubain s'est engagé à libérer 52 dissidents arrêtés en 2003. Les libérations devaient intervenir d'ici le 8 novembre, mais la date-butoir a été dépassée.

    Les 52 faisaient partie du "groupe des 75", dissidents arrêtés en mars 2003 lors de la dernière grande vague de répression contre l'opposition au régime castriste, et condamnés à de longues peines de prison. La plupart des 41 dissidents déjà libérés ont gagné l'Espagne.

    L'accord de libération avait été négocié par l'Eglise catholique avec l'aide de l'Espagne. AP

    Source: Nouvel Observateur

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  • lundi 15 novembre 2010

    Cuba: libération du premier des prisonniers politiques refusant l'exil

    Le dissident cubain Arnaldo Ramos a critiqué dimanche le gouvernement communiste et promis de poursuivre ses activités politiques, au lendemain de sa libération, la première au sein d'un groupe de prisonniers politiques qui refusent de partir en exil.

    Le dissident cubain Arnaldo Ramos (G) chez lui, après sa libération de prison, le 13 novembre 2010 à La Havane avec sa femme Lidia Lima
    "Je vais poursuivre les mêmes activités que je menais avant d'être emprisonné, qui ne sont pas criminelles mais d'opposition", a déclaré M. Ramos, économiste de 68 ans, venu assister dimanche à une messe à La Havane, en compagnie des Dames en Blanc, groupe d'épouses de détenus d'opinion.

    "On a commencé à relâcher le noeud et nous espérons que les douze (prisonniers politiques encore détenus) seront libérés au cours des prochains jours", a déclaré à l'AFP Laura Pollan, leader des Dames en Blanc.

    "Même si c'est un peu tardif, c'est un pas positif", qui "laisse espérer que les autres vont être rapidement libérés", a abondé l'économiste Oscar Espinosa, incarcéré en 2003 avec M. Ramos et libéré un an plus tard pour raisons de santé.

    M. Ramos, qui assure avoir été libéré sans condition, était le doyen des 75 dissidents condamnés en 2003 à des peines allant de six ans à 28 ans de prison. Il avait lui-même été condamné à 18 ans d'incarcération.

    A l'issue de négociations historiques avec le pouvoir, l'Eglise catholique avait annoncé le 7 juillet la libération dans un délai maximum de quatre mois des 52 derniers prisonniers politiques encore incarcérés à la suite de cette vague de répression.

    A la fin de ce délai, le 7 novembre, 39 d'entre eux avaient été libérés et envoyés en Espagne avec leur famille.

    Les 13 restants refusaient l'exil ou une libération qui soit conditionnelle.

    L'un d'entre eux, Luis Ferrer, a cependant finalement accepté d'émigrer et sera libéré prochainement, selon l'opposition.

    "Ferrer est en train de voyager à La Havane pour ensuite partir en Espagne", a déclaré à l'AFP Elizardo Sanchez, qui dirige la Commission cubaine des droits de l'homme, organisation illégale mais tolérée.

    Quelques heures après sa libération, M. Ramos a critiqué les réformes annoncées par le gouvernement communiste, qui prévoit de supprimer 500.000 emplois publics d'ici mars et d'ouvrir un peu le petit secteur privé pour relancer une économie exsangue en réduisant les dépenses et en augmentant la productivité.

    "Je ne crois pas que l'on fasse quoi que ce soit qui puisse changer la situation. On va passer de la stagnation au chaos s'il n'y a pas au moins une véritable ouverture économique, même si elle devrait aussi être politique", a déclaré M. Ramos, fondateur de l'Institut cubain d'économistes indépendants.

    Cet organisme illégal est dirigé par la dissidente Martha Beatriz Roque, seule femme à avoir été condamnée en 2003, et libérée en 2004 pour raisons de santé.

    Après l'expiration du délai de quatre mois annoncé pour les libérations, les Dames en blanc ont rencontré le cardinal Jaime Ortega, archevêque de La Havane, le nonce apostolique et des diplomates de l'ambassade d'Espagne et de celle de Belgique, pays qui exerce actuellement la présidence tournante de l'Union européenne.

    "Ils nous ont dit d'être patientes, ils nous ont assuré que tous ceux du groupe des 75 allaient être libérés", a déclaré la leader des Dames en blanc, Prix Sakharov 2005 du Parlement européen pour la liberté de pensée.

    Les opposants sont considérés à Cuba comme des mercenaires à la solde des Etats-Unis qui imposent depuis 48 ans un embargo à l'île.

    L'île devrait encore compter une centaine de prisonniers politiques au terme de la libération promise des "52", selon la dissidence.

    Source: AuFait

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  • mercredi 10 novembre 2010

    Cuba: les "Dames en blanc" espèrent toujours la libération des 13 détenus


    Les "Dames en blanc", ces épouses de détenus politiques, disaient toujours espérer dimanche que le gouvernement de Raul Castro respecte sa promesse et libère les 13 derniers opposants d'un groupe de 52 à l'expiration du délai de quatre mois annoncé par l'Eglise catholique.

    L'Eglise catholique avait annoncé le 7 juillet la libération des 52 prisonniers politiques victimes de la vague de répression de mars 2003 dans un délai maximum de quatre mois. 39 d'entre eux ont été libérés et envoyés en exil vers l'Espagne avec leur famille, mais les 13 qui restent refusent tous l'exil à l'étranger ou une libération qui soit conditionnelle.

    "Nous sommes des femmes de foi et d'espérance. Nous avons demandé que (Dieu) attendrisse le coeur de nos dirigeants pour qu'ils respectent leur promesse" sinon ils "tromperaient" l'Eglise, Madrid, l'Union européenne et la communauté internationale, a déclaré Laura Pollan, leader des "Dames en blanc", à la sortie de la messe dans le quartier havanais de Miramar.

    "Ce serait montrer qu'on ne peut croire en eux, mais nous attendons de voir ce qui va se passer", a-t-elle poursuivi.

    "L'Eglise nous dit de garder espoir, qu'elle croit, comme l'ambassade d'Espagne, qu'ils seront libérés, mais personne ne sait rien, ce gouvernement est très hermétique", a-t-elle dit.

    Outre la libération de 39 opposants considérés comme des prisonniers de conscience par l'ONG Amnesty International, le gouvernement cubain a autorisé le départ en exil vers l'Espagne de 14 détenus pour la plupart condamnés pour avoir tenté de fuir illégalement l'île communiste, parfois de façon violente.

    Le secrétaire général de la Conférence épiscopale, le père José Félix Pérez, a souligné que les libérations de ces 14 détenus ne pouvaient se substituer à celles promises des "52".

    "Nous avons confiance que se prendront les meilleures décisions pour soulager les proches des prisonniers. Je connais le délai mais j'ai confiance que tout ira pour le mieux pour tous", a déclaré à l'AFP le prêtre, par ailleurs chargé de la paroisse Sainte-Rita où des Dames en blanc vont assister à la messe tous les dimanches.

    Une leader des Dames en blanc, Berta Soler, dont le mari fait partie des 13, a souligné à l'AFP que "tous les 13 voulaient rester à Cuba". Un d'entre eux avait un temps déclaré, selon elle, qu'il accepterait de s'exiler directement aux Etast-Unis mais "a finalement décidé de ne pas émigrer pour le moment".

    Les opposants sont considérés à Cuba comme des mercenaires à la solde des Etats-Unis qui imposent depuis 48 ans un embargo à l'île.

    Suivant de près ce processus de libération, l'UE s'est donné jusqu'à décembre pour décider un assouplissement de sa politique de fermeté à l'égard de Cuba.

    La décision de libérer des prisonniers avait été prise en juillet alors que l'opposant Guillermo Farinas observait depuis plus de trois mois un jeûne de protestation après la mort controversée en février d'un détenu politique en grève de la faim.

    L'île devrait encore compter une centaine de prisonniers politiques au terme de la libération promise des "52", selon la dissidence.

    Source: La Croix


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  • mardi 19 octobre 2010

    La famille du dissident mort d'une grève de la faim autorisée à quitter Cuba

    La mère de Orlando Zapata, Reina Luisa Tamayo, réprimée par la police lors d'une manifestation
    LA HAVANE - Le gouvernement cubain a autorisé la famille de l'opposant Orlando Zapata, mort à Cuba en février d'une grève de la faim, à se rendre aux Etats-Unis, a annoncé jeudi à l'AFP Reina Tamayo, la mère du dissident.

    L'autorisation de quitter l'île communiste a été transmise à la famille par l'Eglise catholique de Cuba, qui joue depuis des mois un rôle clé dans le dossier des dissidents libérés après des années d'emprisonnement.
    "On m'a dit que le gouvernement avait autorisé toute la famille à quitter le pays et que nous allions partir directement aux Etats-Unis, mais je ne pars pas sans les cendres de mon fils", a déclaré à l'AFP Mme Tamayo à l'issue d'une rencontre à l'archevêché de La Havane.

    Agée de 62 ans, la mère du dissident mort de sa grève de la faim avait reçu le 11 octobre la visite de Mgr Emilio Aranguren, évêque de la ville d'Holguin (est), qui avait transmis la proposition des autorités cubaines que toute la famille quitte Cuba.

    Venue de son village de Banes, situé dans la province d'Holguin à 850 km à l'est de La Havane, Mme Tamayo a rencontré jeudi dans la capitale cubaine le chargé des affaires internationales de l'archevêché, Ramon Suarez Polcari, pour de plus amples informations sur le départ de la famille.

    Interrogée par l'AFP, la représentation à La Havane des intérêts des Etats-Unis --qui n'ont pas de relations diplomatiques avec Cuba-- n'a pas voulu commenter cette affaire.

    Mme Tamayo a précisé qu'elle partirait aux Etats-Unis avec trois fils et une fille et leurs familles à une date non encore fixée.

    Son fils Orlando Zapata est mort le 23 février, à l'âge de 42 ans, à l'issue de 85 jours de grève de la faim pour réclamer le respect des droits de l'Homme dans l'île.

    Le feu vert pour le départ de toute la famille de Mme Tamayo semble être lui aussi le fruit de la médiation menée après la mort du dissident par l'archevêque de La Havane, le cardinal Jaime Ortega, auprès du président cubain Raul Castro.

    En juillet, les tractations ont abouti à un accord sur la libération de 52 opposants au régime castriste, arrêtés en 2003 et condamnés à de lourdes peines de prison. Depuis, les prisonniers politiques ont été élargis par petits groupes, jusqu'ici 38 au total, qui sont partis en Espagne pour la grande majorité. Les autres devraient être libéré d'ici quelques semaines.

    Source: Romandie News

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  • lundi 4 octobre 2010

    Libertés cubaines

    Le soi-disant «Cuban Five» ( Cinq Cubains), sont la tête de la propagande politique du gouvernement cubain
    Paris - Ce jeudi 7 octobre, une curieuse initiative a lieu à la mairie du 14e : une réunion d’information pour soutenir 5 prisonniers cubains. Les grandes âmes humanistes pourraient se réjouir que la liberté puisse guider les réflexions et l’action de nos élus, mais  ce serait aller trop vite. Il ne s’agit non pas de prisonniers cubains emprisonnés pour avoir oser penser autrement que leur Lider Maximo -- ils seraient dans ce cas effectivement un peu plus que 5 -- , mais de prisonniers cubains aux USA.  La soirée s’annonce donc comme le soutien aux dictatures amies contre le méchant satan américain.

    Les cubains emprisonnés, présentés comme «cinq agents antiterroristes cubains injustement emprisonnés aux Etats-Unis » (sic)  ont effectivement été reconnus coupables d’infiltration aux Etats Unis et d’espionnage des associations cubaines présentes à Miami. Ces agents du renseignement cubains, infiltrés dans les services aériens américains, ont notamment permis de fournir les informations nécessaires à l’armée cubaine pour abattre, dans l'espace aérien international, 2 avions destinés à porter secours au cubains en fuite de ce paradis terrestre qu’est Cuba.

     
    Mais ils oublient Oscar E. Biscet et beaucoup d'autres prisonniers politiques réels à Cuba
    Alors que le courant de Benoit Hamon, fortement représenté parmi les élus socialistes du 14e, demande un rapprochement avec l’extreme gauche du NPA, il parait à peine surprenant que les moyens de la mairie soient mis à contributions pour ce type d’initiative. Parmi la « photothèque révolutionnaire » de notre maire du 14e lui donnant une «source utile d'enseignement pour [son] engagement politique », on ne trouvera d’ailleurs pas moins que Trotski, Che Guevara et le plus contemporain mais pas plus démocrate Hugo Chavez.

    Source: ParisxIV


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